Alors que, jusque-là, les actions étaient organisées séparément par les citoyens des deux communes, à savoir Aokas et Souk El Tenine, les habitants de ces dernières ont marché, hier, ensemble pour la protection de la bande boisée.
Plusieurs centaines de personnes ont marché sur la RN 09, à partir de la placette de la poste, pour Aokas, et du siège de la mairie, pour Souk El Tenine, et ce pour se retrouver tous ensemble au niveau de la frontière des deux communes. Amassés à l’intérieur de la bande boisée, les présents ont eu droit à une prise de parole durant laquelle beaucoup de membres du mouvement associatif et d’élus, dont deux députés du FFS, ont appelé à la vigilance contre les investisseurs dans le domaine touristique, présentés comme destructeurs de la bande boisée longeant le littoral d’Aokas à Souk El Tenine. L’un des animateurs du comité citoyen d’Aokas a informé l’assistance que son comité a été contacté officiellement, pour lui dire qu’il aurait été décidé, en haut lieu, de surseoir la délivrance des permis de construire pour ces projets et qu’une réunion se tiendrait prochainement avec le wali pour le règlement définitif de la question. Bezghouche, membre de l’association «Béjaïa littoral», présent avec ses collaborateurs, fera part de sa solidarité avec ces actions, en demandant aux autorités d’appliquer les décisions de justice et en gelant tous les projets accordés dans le cadre du CALPIREF. Un autre élu rappellera les lois relatives à la protection de la bande maritime qui ont été violées. Il exhortera aussi les membres du comité citoyen à porter l’affaire en justice, pour faire annuler les projets des deux zones d’expansion touristique. Une heure durant, sous une pluie fine, des échanges d’opinions ont eu lieu entre les citoyens des deux communes. L’affaire de la bande boisée fait parler d’elle depuis son inscription par les autorités pour la création de deux zones d’expansion touristique. L’opacité, ayant entouré l’attribution des projets les composant, a incité les citoyens à protester. Seulement, la marche d’hier n’a pas plu au véritable comité citoyen d’Aokas qui a affiché une déclaration à la vue de toute la population. Il dénonce, dans celle-ci, la récupération du combat par un autre comité créé, le premier du mois en cours, qui n’est aucunement la continuité ou l’émanation du premier comité de défense de la bande boisée, qui est à sa troisième année de combat. Les habitants des deux communes limitrophes ont pu s’associer le temps d’une action, protégeant leurs intérêts communs.
A. Gana

