La commune de Tamokra, située à 90 km au Sud-ouest de Béjaïa, est connue pour sa vocation agro-pastorale. Cette région est constituée d’un parc oléicole vaste, s’étendant sur plusieurs milliers d’hectares, où la cueillette des olives bat son plein. Son relief accidenté est composé de collines abruptes, de cimes, de profonds ravins et de plateaux surélevés. La plupart des terres agricoles ne sont pas accessibles, et ce faute de pistes qui y mènent. Les terrains, difficiles d’accès, font que l’aménagement des pistes soit des plus compliqués. Par contre, les glèbes qui sont alimentées, via des pistes agricoles, sont plus ou moins accessibles, depuis quelques semaines déjà. En effet, les pluies diluviennes, qui se sont abattues, dernièrement, ont provoqué la dégradation de ces infrastructures qui ne bénéficient, malheureusement, pas de travaux d’entretien et de consolidation. Les eaux torrentielles des pluies ont fini par causer des dégâts dans plusieurs pistes, les rendant impraticables à plusieurs endroits, ce qui gène énormément les habitants dans leurs déplacements, que ce soit pour rejoindre leurs habitations ou leurs champs. Néanmoins, comme nous sommes en pleine campagne d’olivaison, les propriétaires des oliveraies se rendent, chaque jour, dans ces lieux, afin de récolter les olives. Néanmoins, avec la situation que connaissent les pistes agricoles, il leur est difficile d’accéder à leurs terres. Les accès sont actuellement impraticables, à cause de la boue, des flaques d’eau et des larges crevasses. Les paysans de la localité déplorent la non-prise en charge de ces infrastructures, depuis des années. Ce qui empêche les véhicules d’accéder aux champs. Par conséquent, les habitants se voient contraints d’utiliser, entres autres, des baudets ou des mulets, pour acheminer leurs récoltes chez eux.
Syphax Y.
