La grève dans les lycées aborde sa quatrième semaine.
Pour les parents d’élèves, c’est l’inquiétude d’autant plus que ces derniers jours un autre problème vient s’ajouter à cette situation suite aux manifestations que mènent depuis une semaine les lycéens et les collégiens dans la rue demandant la promotion et la généralisation de la langue amazighe à travers le territoire nationale pour consacrer ainsi son caractère national et officiel. Samedi dernier, un collectif d’associations de parents d’élèves (APE) a tenu une réunion de concertation et d’évaluation de la situation afin de mener des actions appropriées pour que les élèves rejoignent leurs établissements le plus vite possible. Dans une déclaration signée par pas moins de neuf associations (lycée Ali Mellah- Draâ El-Mizan, lycée Ain Zaouia, lycée Mohamed Dahmani-Boghni, lycée Ali Larbès- Assi Youcef, lycée Mohamed Zamoum -Boghni, CEM Ait Abelmoumène-Tizi N’Tletta, CEM Ait Hamouda-Ath Kouffi, CEM Ath Hidja…), dont une copie nous a été remise, on peut y lire : «Suite à la grève illimitée qui a touché l’ensemble des établissements de la wilaya, un collectif d’associations de parents d’élèves s’est réuni le 9 décembre à Boghni afin de trouver une solution aux problèmes qui entravent la scolarité de nos enfants depuis le 20 novembre dernier à ce jour (…)». Et de poursuivre : «Après concertation, nous interpellons le premier magistrat de la wilaya, à savoir monsieur le wali pour intervenir en urgence afin que nos enfants reprennent le chemin de l’école». Dans le même document, on fait savoir que les membres de l’APE refusent énergiquement que l’avenir de leurs enfants soit pris en otage du conflit entre la direction de l’éducation et les enseignants. Et en conclusion, ils considèrent que la non-satisfaction dans les plus brefs délais de leur requête pourrait entraîner des actions désagréables de leur part car «rien au monde n’est plus cher que [leurs] enfants». Pour s’adresser de vive voix au premier responsable de la wilaya, une délégation de ce collectif s’est rendue hier au siège de la wilaya. «Non seulement, nous exigeons la reprise immédiate des cours mais aussi d’élaborer un programme de rattrapage pour que ce retard de trois semaines puisse être comblé d’autant plus que le premier trimestre tire à sa fin», confiera un parent membre dudit collectif.
Amar Ouramdane

