Les dernières pluies tombées abondamment sur la région ont « ranimé » les rivières qui parcourent la région de la vallée du Sahel après une sécheresse qui aura duré plusieurs mois. En effet, l’un de ces cours d’eau qui a vu les eaux le « réinvestir » à nouveau à savoir l’oued Ouakour qui est aussi l’un des affluents de l’oued Sahel. Comme constaté récemment, l’eau coule à nouveau dans cette rivière, laquelle a charrié certains amas de déchets qui s’entassaient sur les berges en monticules. Cette rivière a comme fait sa « toilette » pour se débarrasser des détritus et autres gravats et immondices qui l’amochaient et la polluaient. D’un débit moyen, les eaux coulent dans le lit de ce cours d’eau que d’aucuns apprécient de contempler en traversant la RN15, où cette rivière coule au-dessous du pont. «Après des mois de sécheresse, l’oued Ouakour se réveille enfin pour charrier les déchets qui se sont accumulés sur ses berges et rivages. Dommage, une si belle rivière qui est vouée à la pollution, alors que jadis nous buvions son eau sans aucune crainte car il n’y avait pas de déchets et d’eaux usées comme c’est le cas actuellement. L’eau dévalait des contreforts des chaînes montagneuses du Djurdjura avec une fraîcheur incomparable. Son eau était tellement limpide et saine que nous irriguions avec nos récoltes comme les maraîchages et les oliviers. Mais plus maintenant, sa pollution avec les eaux usées et les déchets en tous genres fait qu’elle n’est plus potable», regrette un septuagénaire de Raffour. Par ailleurs, d’aucuns préconisent l’implantation d’une station d’épuration pour dépolluer les eaux de la région.
Y. S.
