Premières triturations, premières déceptions

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Les huileries de la daïra de Tizi-Gheniff viennent à peine d’entamer leurs premières triturations, alors qu’auparavant les aires de stockage étaient toutes pleines à partir du début du mois de novembre.

Pour la présente campagne d’olivaison, toutes les branches d’arbres, des plus grands aux plus petits, étaient chargées de fruits, formant de beaux chapelets. Cependant, aux premières triturations, les oléiculteurs ont été plus que déçus de leurs rendements. «C’est vrai que toutes les personnes étaient déçues du rendement de leurs récoltes, mais je ne croyais pas qu’il en serait de même pour moi qui suis habitué à obtenir, chaque année, une moyenne de 22 litres par quintal, alors qu’aujourd’hui, je repars avec, à peine, une vingtaine de litres d’huile, soit une rendement de 14 litres par quintal. Normalement, j’obtenais plus de 22 litres pour le même poids», nous confie Cheikh Akli, un enseignant à la retraite, tout en ajoutant que le prix de la trituration est passé, cette année, à 800 DA le quintal, alors que l’an passé, il était de 700 DA. C’est la même déception pour le jeune Tahar, un universitaire de M’Kira, qui n’a pas hésité à faire un long trajet, de plus de 30 kms, pour rapporter la première récolte familiale jusqu’à l’huilerie d’Adila, située sur la RN 68 entre «Tamdikt» et «Marako». «Effectivement, j’ai accepté de faire ce long trajet jusqu’ici, parce que cette nouvelle huilerie, depuis son entrée en fonction, il y a maintenant 3 ans, a une bonne renommée. Je dois l’admettre, la cause n’est nullement les huileries. Les olives, cette année, ne donnent pas le meilleur d’elles-mêmes, puisque, en ce qui me concerne, je n’ai obtenu que 11 litres par quintal, alors que la chaine de l’huilerie est toute neuve», nous confie notre interlocuteur. Par ailleurs, tous les témoignages recueillis font part de mauvais rendements de ces premières triturations, oscillant entre 7 et 15 litres par quintal, à travers tout le territoire de la daïra de Tizi-Gheniff. «C’est le même phénomène que celui de l’année passée qui se répète, à savoir que la canicule et la sécheresse sont les deux facteurs qui ont fait perdre aux olives cette matière et cette composante essentielle qui est leur contenance en huile», nous déclare un oléiculteur.

Essaid Mouas

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