Le ras-le-bol des enseignants du lycée Houari Boumediène

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Les enseignants du lycée Houari Boumediène de la ville de Bouira ont observé, hier, un arrêt de travail d’une heure pour protester contre l’anarchie qui règne au sein de l’établissement. Selon Tarek Trad, un syndicaliste du Cnapeste, le lycée est en proie, depuis plusieurs semaines, à des problèmes de gestion et d’organisation. Sur la gestion du lycée par l’actuelle directrice, notre interlocuteur l’a qualifié de catastrophique : «La direction de l’éducation a affecté une directrice stagiaire qui ne maîtrise pas grand-chose dans la gestion d’un établissement du secondaire, état de fait qui a eu des répercussions néfastes sur le fonctionnement du lycée», explique le syndicaliste. Et d’ajouter : «Nous ne voulons plus travailler avec l’actuelle directrice et nous avons demandé au DE à ce qu’un nouveau directeur compétent et capable de gérer le lycée soit affecté dans l’établissement.» Au sujet de l’encadrement administratif, le même syndicaliste indique que le lycée se trouve sans censeur depuis le début de l’année. Pour lui, cette situation est inacceptable et ne fait que faire durer l’instabilité au sein du lycée. «La gestion approximative du lycée et l’instabilité dans laquelle il se retrouve ont ouvert la voie à des dysfonctionnements de tous genre», confie M. Trad. Pour illustrer ces propos, ce dernier revient sur un incident qualifié de regrettable qui s’est produit entre une enseignante et un parent d’élève en dehors des jours de réception des parents. Selon notre interlocuteur, les parents n’ont pas à interpeller les enseignants en dehors des jours de réception prévus à cet effet. Selon lui, si tout fonctionnait bien dans l’établissement, il n’aurait pas eu d’incidents entre parents et enseignants. À ce propos, le syndicaliste affirme que l’arrêt de travail observé dans la matinée se veut aussi une action de solidarité envers leur collègue enseignante. Toujours à propos des dysfonctionnements enregistrés dans le lycée, le représentant syndical évoque un retard dans la confection des bulletins du premier trimestre, et ce, explique-t-il, en raison de la défaillance d’un logiciel informatique. Notre interlocuteur évoque, par ailleurs, des insuffisances sur le plan pédagogique et administratif qui perturbent et le fonctionnement du lycée et la scolarité des élèves. Pour la section Cnapeste du lycée, cette situation doit cesser et le lycée doit retrouver sa sérénité. Il est utile de préciser qu’une assemblée générale (AG) des enseignants était programmée dans l’après-midi, pour décider des actions à suivre.

Djamel M.

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