Inscrits pour être classés au patrimoine national, plusieurs sites historiques sont toujours en attente au niveau du village Tarihant, à 7 km à l’Ouest du chef-lieu de la commune de Boudjima.
D’autres sites remontant à plusieurs siècles avant Jésus-Christ attendent également, dans d’autres villages de la même commune, d’être protégés et préservés des agressions humaines et de celles du temps qui passe. Un de ces vestiges historiques date l’époque romaine. Il consiste en une muraille, à l’origine haute de plusieurs mètres, qui traverse d’Ouest en Est la commune de Boudjima sur ses frontières Sud avec les communes d’Aït Aïssa Mimoun et Ouaguenoun. Disparue par endroits, il en reste néanmoins des pans entiers cachés dans les broussailles. Elle fut découverte, il y a un bon bout de temps par les habitants de la région, la muraille, ou ce qu’il en reste, a toujours été entourée d’un certain mystère. N’ayant pas attiré l’attention des spécialistes, la muraille pourrait, selon certaines voix, faire partie d’un ouvrage roman, construit pour protéger les territoires conquis des attaques des tribus berbères. Un autre site consiste en un cimetière où sont enterrés cent soldats morts lors de la bataille de Taouarga dans la wilaya de Boumerdès. Pour l’histoire, face aux assauts de l’armée coloniale qui avançait, des jeunes de la région avaient rejoint la cavalerie dirigée par Ali Oumhand, un guerrier qui a toujours été aux premières lignes de la résistance à l’avancée de l’armée française depuis Sidi Fredj. L’une des grandes batailles que l’homme de Tala Bouzrou a livrées, c’est la bataille de Staoueli. Ainsi, l’une des missions de la nouvelle assemblée communale sera de prendre en charge la préservation de tous ces sites. La commission culturelle, notamment, aura du pain sur la planche. Plusieurs sites ont besoin d’une prise en charge urgente, dont Azrou N’Tzizwa, les anciens pressoirs de Targa N’tezmatine, le site de Garoura ainsi que le village antique Laafayer, entre autres.
Akli. N

