Cette première expérience lancée par le ministère de l’éducation à savoir l’inscription au Bac par Internet peine dans plusieurs localités où le problème de connexion ou le manque de cybercafés sont des freins en permanence. Ainsi, à Tizi-Gheniff où pas moins de quatre cybers ont été fermés depuis l’été dernier par manque de conditions adéquates pour ce genre d’activités, les élèves en terminale et autres trouvent énormément de problèmes pour trouver une place et s’inscrire. « Même si on arrive à trouver un poste, il ce est pas si facile de s’inscrire. En plus, il y a un manque de débit. La plupart du matériel présente des pannes. S’inscrire prend beaucoup de temps. Cela nous revient cher, sans compter les frais d’impression », nous signale cet élève ayant passé plus de quatre heures d’attente. « Nous profitons de ce repos pour effectuer cette procédure car une fois les cours repris ce sera impossible », enchaîne-t-il. De nombreux candidats se déplacent de leur lieu de résidence à Draâ El-Mizan dans l’espoir de trouver une place. En tout cas, les cybercafés sont pris d’assaut quotidiennement même si la tutelle a annoncé que pour cette année, l’inscription via Internet restait une option et que les candidats pouvaient s’inscrire selon l’ancienne méthode à savoir dans les lycées pour les élèves scolarisés et au niveau des directions de l’éducation pour les autres. En définitive, c’est une bonne chose de se mettre au diapason des technologies informatives, mais il est encore plus intéressant de mettre les moyens nécessaires pour la réussite d’une telle opération. C’est ce que font certains lycées à leurs candidats en mettant à leur disposition les laboratoires informatiques.
Amar Ouramdane
