Dans la matinée d’hier, peu avant huit heures, des cris stridents d’épouvantes s’élevèrent de l’immeuble situé au 5 rue des martyrs, dans le quartier dit « Malkoff ».
Ces cris surprirent aussi bien tous les commerçants des environs que les passants qui se figèrent comme des statues, tout en essayant de comprendre ce qui se passait. Aussitôt les cris entendus que déjà les sirènes hurlantes des véhicules des policiers dévalèrent du commissariat pour venir se positionner tout autour du quartier qui sera isolé immédiatement, et quelques minutes plus tard, surgirent le camion incendie et l’ambulance de l’unité de la Protection civile de la localité suivis des véhicules bleus de la SDC. Cependant, rien de dramatique à première vue ne pouvait justifier ces interventions draconiennes, si ce n’est qu’il s’agissait d’une fuite de gaz, comme nous informèrent les premiers policiers dont le véhicule était placé en travers de la chaussée et barrait le passage. En effet, cette fuite de gaz apparaissait au bord de la chaussée qui jouxte un nouveau chantier érigé sur le même emplacement d’une ancienne habitation détruite. Devant notre étonnement d’autant plus que jusqu’à preuve du contraire, rien ne pouvait justifier une telle alerte maximum, jusqu’à ce qu’on nous parle de la crèche. Nous fûmes encore plus surpris alors que devant nous, il n’y avait que ces piliers et ces barres de fer qui sortaient de terre. Néanmoins, notre lanterne sera éclairée juste après, lorsque la responsable de cette crèche située à une vingtaine de mètres environ et au premier étage de l’immeuble mitoyen nous invita à y monter. «Lorsque nous sommes arrivés, avant d’accueillir les premiers enfants, nous avions, bien évidemment, ouverts les premières fenêtres afin d’aérer les pièces restées fermées durant le week-end, mais quand l’une des jeunes femmes alla à la cuisine pour allumer la cuisinière, aussitôt une explosion se produisit et des flammes embrasèrent cette partie de l’appartement composée, également, des toilettes et de la salle bain. Heureusement que les enfants n’étaient pas encore arrivés», nous explique notre interlocutrice. «Le gaz qui s’était échappé durant la nuit ou bien durant le week-end s’était emmagasiné dans la cuisine, la salle de bain et les toilettes, car toutes les issues étaient fermées, c’est pour cela qu’on avait eu cette explosion», nous répéta notre interlocutrice, très secouée par ce qu’elle vient de vivre.
Essaid Mouas

