Malgré la récente initiative pour arracher les affiches des candidats aux dernières élections municipales et de wilaya entreprise par l’association Ath-Lkhir d’El-Esnam, une commune sise à 13 km au Sud-est du chef-lieu de la wilaya de Bouira, l’environnement urbain reste encore défiguré par des portraits et affiches placardés ici et là anarchiquement. La campagne de nettoyage en question lancée pour rappel aux quatre coins de la wilaya au lendemain des élections à l’initiative de la société civile et des candidats fraichement élus, n’a concerné malheureusement à El-Esnam que les quartiers 60 et 18 Logements. Beaucoup d’autres quartiers et places publiques n’ont pas été ciblés par la campagne. De ce fait, murs et devantures d’immeubles portent toujours les traces d’un affichage sauvage défigurant l’environnement. Un environnement qui est déjà sérieusement amoché car en proie à la dégradation et aux saletés. Actuellement, beaucoup reste encore à faire dans le domaine de la propreté, lequel semble constituer un véritable défi pour les citoyens de la ville d’El-Esnam. Une seule virée au centre-ville de ladite commune suffit pour constater de l’ampleur des dégâts. Ainsi, des affiches collées anarchiquement à l’occasion de la dernière campagne électorale subsistent toujours et en grand nombre. Cela s’est fait en transgression des règles relatives à l’affichage des listes de candidats. En fait, et un mois après le passage des élections, les traces sont toujours là visibles au centre-ville. Les affiches et autres portraits on les retrouve collées sur les murs, sur les façades de bâtiments, sur les panneaux publicitaires, sur les arrêts de bus, voire sur des pylônes électriques. Parfois, il s’agit des affiches collées les unes contre les autres. Les clôtures des enceintes de certains établissements scolaires n’ont pas été épargnées par cette campagne d’affichage sauvage. «Cet affichage sauvage n’a fait que défigurer les quartiers et cités de la ville et pire encore, il affecte notamment l’environnement», constate Walid, un habitant des 60 Logements qui a participé à l’initiative du collectif Ath Lkhir. Selon les membres de cette association, l’appel lancé à l’endroit de la population pour venir prêter main forte au collectif à l’occasion du lancement de la campagne d’arrachage des affiches est malheureusement tombé dans l’oreille du sourd. Selon eux, l’appel n’a pas eu d’écho auprès des habitants, comme en témoigne notamment les murs enlaidis de la ville. Selon les initiateurs de la campagne, sans l’implication d’un grand nombre de citoyens, une telle initiative ne peut réussir. D’où leur appel à l’implication de la société civile dans les actions visant à préserver l’environnement.
Aziz C.
