Même si 48 locaux commerciaux sur les 100, dits du «Président de la République», étaient déjà attribués, ceux-là ne sont pas encore occupés par les bénéficiaires. Pourtant, ils sont indispensables dans ce chef-lieu communal, où il n’est pas aussi aisé de dénicher un local à louer. «Il est vrai que nous avons eu nos décisions depuis plus de quatre mois, ainsi que, bien sûr, les clés, mais, pour le moment, personne n’ose lancer son activité, parce que ces locaux ne sont pas encore branchés au réseau d’assainissement. Est ce que, réellement, on peut ouvrir un local sans assainissement?», s’interroge un jeune diplômé, ayant déjà obtenu un crédit dans le cadre du dispositif ANSEJ. Par ailleurs, les acquéreurs trouvent que ces locaux ont subi quelques dégradations. «Qui prendra en charge les vitres cassées ou encore les murs dépeints?», se demande un autre bénéficiaire. D’ailleurs, ces bénéficiaires se concertent, pour mener une éventuelle action commune. «Nous interpellons les autorités locales à procéder le plus vite possible au raccordement de ce bloc au réseau d’assainissement», nous disent ces bénéficiaires. Il est à noter que le deuxième quota n’est pas encore lancé, faute d’assiette foncière. «Nous avions déniché une poche juste à côté de l’ex-siège APC, mais, après que l’entreprise eut entamé les travaux, il y a eu un glissement de terrain, si bien que le montant alloué au projet soit devenu insuffisant. Depuis, celui-ci n’a pas été relancé. Maintenant, la décision de retirer tous les programmes, non encore lancés, a tout simplement éloigné cet espoir de concrétiser 100 locaux. Pourtant, à Oued-Ksari (chef-lieu), ces locaux devraient venir au secours des jeunes chômeurs qui n’ont pas les moyens de louer des locaux chez des particuliers», nous explique un ex-élu. L’idée lancée, pratiquement par tous les candidats en lice aux élections de novembre dernier, serait de déclasser une partie du patrimoine forestier, afin de gagner quelques assiettes foncières aux projets de logements et d’utilité publique. Une idée bien réfléchie si, et seulement si celle-ci était concrétisée. «Nous avions déjà scellé un dossier complet que nous avions déposé au niveau de tous les services concernés à ce sujet. Nous attendons toujours les réponses, mais, si rien ne venait dans ce sens, nous le relancerons», nous confie élu de l’APC.
A. O.
