Si la commune de Bounouh dépend territorialement de la brigade de gendarmerie de Frikat, il n’en demeure pas moins que la population estime qu’il serait préférable de la doter d'une structure de sécurité locale.
«Il est vrai que les gendarmes de Frikat interviennent dès qu’on les sollicite, mais je crois que notre chef-lieu communal a besoin d’une sûreté semi-urbaine», confie un ex-élu à l’APC. D’ailleurs, on croit savoir qu’une forte délégation s’était rendue sur les lieux, il y a de cela deux ans, pour l’implantation d’une brigade de gendarmerie. «Nous leur avons montré un terrain, mais l’idée n’a pas abouti parce que ce terrain ne leur convenait pas», ajoute le même interlocuteur. Dans le chef-lieu de cette commune rurale, les vols et autres délits se sont multipliés si bien que les commerçants se plaignent de cette situation. «On ne peut pas dormir toute l’année dans nos locaux car les vols par effraction sont signalés ici et là. S’il y avait une sûreté semi-urbaine, on n’aurait rien à craindre. Quand il y avait les gardes communaux, vraiment, c’était mieux. Je me demande pourquoi ce corps de sécurité n’a pas été transformé en garde municipale. Même dans les pays développés, ce corps existe et active tout comme la police nationale», explique la même personne. Par ailleurs, dans les villages éloignés tel Helouane, Tizi Médène, il y a déjà eu par le passé des vols notamment de bétails et actuellement les oléiculteurs montent la garde pour que leurs sacs d’olives ramassés durant la journée ne soient pas dérobés par les voleurs, apprend-on. Concernant les délits contre personnes, il faut souligner que la gendarmerie a élucidé de nombreuses affaires. L’on se rappelle cette affaire de vol du coffre de la Zaouia de Cheikh Benabderahmane lorsque cinq personnes ont pris plus de 120 millions de centimes juste après la fête de l’Achoura, les cinq présumés ont d’ailleurs été présentés au parquet de Draâ El-Mizan. Il serait donc important de rapprocher les corps de sécurité de cette population rurale. «L’implantation d’une sûreté semi-urbaine ou d’une brigade de gendarmerie dans notre chef-lieu communal soulagera la population, surtout lorsque les citoyens voudraient porter plaintes. Cela leur évitera de se déplacer jusqu’à Frikat», estime un membre de comité de village. En tout cas, le groupement de la gendarmerie nationale active de manière à généraliser son corps à travers les 67 communes que compte la wilaya de Tizi-Ouzou où d’année en année de nouvelles brigades sont mises en service. Ce corps se déploie de plus en plus dans la wilaya et participe à la sécurité des citoyens et de leurs bien notamment ceux des zones reculées.
Amar Ouramdane

