Le réseau routier de la commune d’Ahnif est dans un état peu reluisant, d’après le constat des usagers. Si la RN5, qui passe via cette commune, est dans un état plus ou moins acceptable, ce n’est pas le cas pour d’autres tronçons à l’instar du CW11 qui parcourt cette municipalité du nord au sud. Aussi, il est à déplorer l’impraticabilité de plusieurs chemins desservant les villages relevant de cette localité. Il s’agit essentiellement des tronçons qui mènent vers les villages de Tikesraï, Ighil Nath Rayou et Ameziab. Ces chemins se trouvent dans un état de dégradation avancée de leur couche bitumeuse. Le chemin qui dessert le village Tikesraï, d’une longueur de trois (3) kilomètres, lequel traverse le CW11 à cette localité, est assujetti à de multiples avaries comme les trous, les nids-de-poules, les ornières et les cratères sur les abords. À la tombée de la pluie, ce tronçon devient impraticable et la circulation automobile deveint aussi laborieuse. «Les eaux des pluies inondent toujours la chaussée rendant la circulation difficile. La boue et les caillasses ne sont pas en reste puisqu’elles envahissent le chemin à certains endroits inondables. Il est temps que le chemin qui mène vers notre village (Tikesraï, ndlr) soit pris en charge par les autorités communales car nous avons beaucoup souffert de son impraticabilité», dira un villageois. Et c’est le même topo pour les chemins qui desservent les villages Ighil Nath Rayou, long de 1. 5 kms et Ameziab d’une distance linéaire de 2. 5 kms. «Il y a du pain sur la planche pour les autorités communales qui devraient faire des efforts pour remettre en état les vois d’accès à la commune d’Ahnif. Le réseau routier de notre commune, notamment les chemins communaux desservant les différentes localités, va de mal en pis. Il faudra vraiment lancer un grand projet de réhabilitation pour le bien de la population», préconise un transporteur de voyageurs d’Ighil Nath Rayo.
Y. S.
