Ahnif – Des bourgades manquent de tout

Ils ont pour noms Ighil Ldjamaâ, Bouidhghaghène, Boumedjirène et Aksim, ce sont des bourgades relevant de la commune d’Ahnif lesquelles partagent un sous-développement qui perdure depuis des lustres et des carences en tous genres. «Il est difficile de vivre dans un hameau isolé et qui manque en tout. Je parle de Boumedjirène. Nous subissons de plein fouet la pénurie de l’eau potable. Cette denrée vitale ne coule dans nos foyers qu’une fois par semaine, parfois un peu plus. Avoir une goutte d’eau chez soi est devenu un luxe chez nous. L’assainissement est aussi un vrai casse-tête pour nous, où plusieurs foyers ne sont pas encore raccordés au réseau de l’assainissement. Ce sont les fosses septiques qui sont aménagées, ou des rigoles d’évacuation vers les ravins avoisinants qui sont pris comme pis-aller. Le transport de voyageurs manque terriblement, il faut disposer d’un véhicule pour sortir du village, faute de quoi on est obligés de faire de l’auto-stop pour nos déplacements», souligne un villageois. Pour sa part, le village Aksim se débat aussi dans les mêmes problèmes qui rendent le quotidien des villageois « intenable ». «Nous avons plusieurs habitations à Aksim qui ne sont pas encore raccordées au réseau de l’assainissement. La plupart de ces maisons sont construites dans le cadre de l’aide à l’habitat rural, donc vous voyez toute la difficulté pour nous de les brancher à toutes les commodités afférentes sans aucun projet de l’APC. Nous sommes vraiment des laissés-pour-compte. À chaque fois, on nous promet des choses, des projets, des lendemains meilleurs, mais nous constatons que rien ne s’opère et aucun changement ne profile dans notre triste bourgade. J’espère qu’avec le nouvel exécutif communal les choses vont pouvoir changer pour le meilleur cette fois-ci», souhaite pour sa part un habitant du village Aksim, où le cadre de vie ne cesse de se dégrader ces dernières années au grand dam des habitants.

Y. S.