Selon des habitants de la cité 152 logements, sise au chef-lieu communal d’El Kseur, cela fait « une dizaine d’années » que leur cité se trouve dans un état lamentable concernant le volet aménagement urbain. En effet, les résidents de cette cité déplorent vivement l’état dans lequel est plongé le quartier en question : «Notre cité est dépourvue en tout ! Nous n’avons ni éclairage public, ni trottoirs, ni ruelles bitumées ni encore moins des espaces verts aménagés», se plait un quadragénaire. Et de renchérir : «A la tombée de la pluie, la situation se corse davantage pour nous. Les ruelles se transforment en véritables oueds, où les eaux pluviales ruissellent en torrents ! De gigantesques marres d’eau se forment dans tous les coins. La boue et la fange envahissent le sol, et il nous est pratiquement impossible de nous déplacer d’un endroit à un autre. Aussi, les ordures et les débris ont envahi nos venelles et des fatras de déchets s’accumulent ici et là sans qu’ils ne soient enlevés. A la tombée de la nuit, la cité est plongée dans l’obscurité, où il est impossible de distinguer ce qui se passe dehors. Nous nous armons de torches pour nos déplacements nocturnes. Cette situation n’a que trop duré, il faudra que les autorités communales pensent un peu à nous!». Cette situation pour les résidents dure «depuis une dizaine d’années», ce qui met ces derniers dans tous leurs états. De l’avis d’un bon nombre d’habitants, ce quartier ressemble beaucoup plus à un «purgatoire» qu’à une cité. «Nous endurons le pire des conditions de vie avec ces carences», multiples un autre habitant.
Syphax Y.
