La commune de Ain Zaouia qui compte 28 villages et hameaux continue d’enregistrer un grand retard en matière d’électrification rurale. Même si le constat a été fait par les services du secteur de l’énergie, notamment la direction de l’Energie et des mines et la SDC de la wilaya de Tizi-Ouzou. Les programmes accordés pour acheminer l’électricité aux habitations éloignées, plus particulièrement les villageois de Bouhamou, Boukhdar, Mechmel et Ibrouham n’ont pas été concrétisés. Ces projets sur lesquels beaucoup d’espoirs ont été fondés par les villageois, en quête d’une commodité qui devrait être un droit, ont été frappés par les mesures de gel temporaire des opérations mise à l’indicatif du secteur. Deux d’entre elles ont été reprises récemment à Azib Chikh et Ait Maamar sans toutefois connaitre une grande avancée des travaux se limitant à l’implantation des poteaux du réseau de distribution. Par contre, les projets dont devait bénéficier les autres villages, ceux-ci ne seraient même pas confiés, dit-on. Suite à une opposition d’un propriétaire d’un terrain agricole, les dizaines de foyers en attente de l’arrivée du courant électrique ont vu le projet accordé en 2011 faire l’objet de report à la grande surprise du comité de village. Aussi, plus d’une dizaine de demandes concernant en priorité les villages de la localité de Boumahni sont enregistrées au niveau de la SDC. Le recensement établi par les comités de villages concerne les zones éparses et les lieux d’extension dans le cadre de l’habitat rurale. Ainsi, des villages comme Bouakache, Ichelouchene, Tizi Ameur, Kantidja, Bouhoukal, Izemouchene entre autres, où pas moins de 200 foyers ne sont pas raccordés au réseau électrique, devraient attendre un financement de l’Etat à défaut de celui de la commune dont les charges ne permettraient pas de répondre à la demande en nette croissance.
Merzouk Haddadi
