M'Kira – Le projet des 10 logements RHP à l'arrêt

Lancés depuis 2008, les dix logements destinés à recaser des familles logées dans des habitations précaires est toujours à l’arrêt. Ce projet localisé à proximité du siège de l’APC est à 80% d’avancement, mais il a été laissé à l’abandon après la résiliation du marché avec plusieurs entreprises. Il tarde à être livré si bien que trois familles occupent déjà ses logements même si ceux-ci ne sont pas achevés. «Ils ont attendu de longues années pour être recasées. Ne voyant rien venir dans ce sens, ces citoyens ont préféré habiter ces appartements semi-finis en dépit de l’absence de toutes les commodités», dira un résident de la cité des 10 logements sociaux sis dans le même site. «Ce sont les entreprises qui n’ont pas tenu leurs engagements. On dirait que celles retenues pour nos projets ne sont pas qualifiées. Pas moins de trois entreprises sont passées par là sans que le projet n’arrive à terme», confie un ex-élu de l’APC. D’ailleurs, les familles qui habitent encore dans le bidonville à proximité de la polyclinique attendent que les nouveaux élus se penchent sur ce problème. «Il se pourrait que cette nouvelle équipe fasse en sorte que ces logements soient achevés et attribués dans les meilleurs délais aux familles qui sont dans le besoin», souligne un membre de la coordination des comités de villages. Il est à noter, par ailleurs, que les logements sociaux situé dans le même site sont dépourvus de gaz naturel. «Nous les avions occupés depuis des années. Mais, l’OPGI n’a rien fait pour les raccorder au réseau de gaz naturel», fait-on savoir. Aussi, certains villageois optent pour la formule de l’habitat rurale pour pallier au manque d’assiettes foncières. «Nous n’avons pas de foncier et nous souhaitons que la formule de l’habitat rural soit maintenue afin de répondre à la forte demande. D’ailleurs, toutes les aides octroyées à notre APC ont été consommées et des centaines de demandes attendent satisfaction», estime un élu de la nouvelle équipe. D’aucuns estiment que M’Kira attend toujours sa part de développement quand on sait que durant ces cinq dernières années elle n’a pratiquement pas bénéficié de projets importants pour la sortir de son désenclavement. «Quand on regarde l’état de l’avenue principale de Tighilt Bougueni, on constate que rien n’est fait pour apporter une part de développement à notre commune», remarque un commerçant du chef-lieu.

A. O.