Le collectif de protection de la bande boisée du littoral d’Aokas, après les actions de protestation initiées contre la réalisation de la zone d’expansion touristique, a appelé, le 31 décembre dernier, la population à une action de reboisement au lieu dit Yemma Tadhrart. Ils étaient plusieurs dizaines de jeunes et de moins jeunes à avoir répondu présents à cet appel, pour se retrouver dans cette forêt, dévastée précédemment par les incendies. Au bout de quelques heures, 1 200 arbustes ont été plantés. Qu’il s’agisse des plus expérimentés, maniant l’art de planter les arbustes, de jeunes impliqués, de forestiers, de membres du mouvement associatif ou de retraités, tout le monde a, en effet, mis la main à la pâte, ou plutôt à la terre. Fiers d’avoir réussi cette première opération de reboisement, les initiateurs voulaient parfaire leur travail, en offrant un environnement adéquat au singe Magot qui vit dans cette région forestière. Ainsi, ils ont décidé d’entreprendre une autre action de reboisement, samedi prochain, en plantant un demi-millier de caroubiers. La préservation de la nature et de l’environnement n’est pas un vain mot chez les animateurs du mouvement associatif à Aokas. En plus de ces actions de reboisement, les différentes associations de cette station balnéaire multiplient les actions de volontariat, pour nettoyer leurs quartiers respectifs. L’amélioration de leur cadre de vie est devenue une priorité et les citoyens se prennent, désormais, en charge sans attendre que les autorités locales inscrivent un quelconque projet.
A. Gana.

