La campagne d’olivaison va bon train au village Toughza, dans la commune de Chorfa, où le décor est planté depuis déjà plusieurs semaines. Comme ce sont les vacances scolaires de l’hiver, les familles possédant des vergers oléicoles mettent à contribution leurs enfants scolarisés afin de venir à bout d’imposants oliviers centenaires. Un quotidien somme toute rustique s’offrait aux yeux. Dans chaque coin de ce village verdâtre, l’on sent l’olive et l’huile d’olive que dégagent surtout les quelques huileries qui activent dans ce patelin. Celles-ci tournent à plein régime après quelques couacs au début de l’olivaison. «Il y a assez de récoltes, et la trituration va bon train», affirme le tenancier d’une presse moderne. Dans la cour, des monticules de sacs pleins d’olives attendent de passer à la machine pour produire une huile titillant agréablement les narines. Une forte odeur de l’huile d’olive se dégage des presses à des centaines de mètres à la ronde. Des pères de familles apportent des jerricans vides pour pouvoir remplir l’huile d’olive car leurs récoltes ont été pressées. La production de l’huile d’olive au village Toghza a de tout temps été bonne même si la sécheresse a eu un effet néfaste sur les oliviers l’an dernier. Mais dans ce village, on ne laisse rien au hasard. Les oliviers sont irrigués grâce aux dizaines de puits dont dispose cette localité « assise » sous une nappe phréatique impressionnante, et ce, de par sa proximité de la rivière du Sahel notamment. Par ailleurs, il est à noter que le prix de l’huile d’olive a connu une « petite » augmentation dans les huileries de ce village en affichant 650 DA le litre. «50 DA de plus sur un litre ça peut aller, mais quand on achete une dizaine de litres voire plus, ça va chiffrer», constate un habitant de cette bourgade. Celui-ci reconnaît néanmoins que le prix de l’huile d’olive mérite d’être revu à la hausse parce que la cueillette des olives est une tâche assez laborieuse et comportant des risques de chutes qui sont souvent mortelles.
Y. Samir
