Le maire face à une opposition majoritaire

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La mairie de Tigzirt pourrait servir d’exemple d’une gestion atypique et nouvelle dans le paysage politique local et national. La cause, une alliance de l’opposition est actuellement majoritaire alors que le maire est minoritaire dans l’assemblée. Une gestion qui s’annonce difficile, étant donné que les votes pourraient se faire contre la volonté du maire ou carrément bloqués. En fait, les élections locales du 23 novembre dans la commune de Tigzirt ont donné un avantage de voix au maire issu du FFS. Sauf que ce dernier n’a pas été élu avec une majorité absolue en matière de sièges. Après un marathon en vue de contracter des alliances afin de réunir la majorité dans les délibérations, celui-ci a été confrontée au refus des élus du RCD et de deux indépendants. Bien au contraire, ce sont ces deux entités qui ont contracté une alliance, barrant ainsi la route à toute tentative du maire de monter sa majorité. Ainsi donc, la mairie se retrouve avec une assemblée dont l’opposition est majoritaire. Les citoyens questionnés sont partagés. Une partie est sceptique quant à la capacité de cette assemblée à dépasser ce blocage qui ne dit pas son nom, alors qu’une autre partie se dit optimiste se fiant aux arguments de l’alliance RCD-Indépendants qui affirme qu’aucun vote ne sera décidé pour bloquer des projets d’intérêt commun. Bien au contraire, à huit, les élus de l’opposition se joindront aux voix du maire dans tous les projets qui bénéficieront aux populations locales. En effet, c’est une situation de blocage qui ne dit pas son nom, car les plus avertis savent déjà que les choses sont simples et claires en politique. La majorité décide des orientations générales de la gestion. C’est elle qui oriente les priorités, les stratégies et les destinations des projets et des budgets. Le maire, s’il veut appliquer ses thèses et convictions, doit avoir sa majorité. Ce que le maire de Tigzirt a été empêché d’avoir par l’alliance qui s’était formée entre le RCD et les Indépendants. D’autres voix, moins nombreuses, préconisent carrément la démission au maire s’il ne parvient pas à former une majorité. C’est, estiment-ils, plus politiquement correct que de se laisser aller au bon vouloir d’une opposition majoritaire. Un avis qui n’est, toutefois, pas partagé par d’autres citoyens. Les futurs élus apprendront à gouverner dans l’intérêt des populations au lieu de se quereller pour des considérations politiciennes.

Akli N.

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