Manque d'espaces de sports et de loisirs pour les jeunes

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Le chef-lieu d’Ighil Ali enregistre des insuffisances flagrantes dans le secteur névralgique de la jeunesse et des sports. Les infrastructures sportives, et autres espaces culturels et de loisirs, sont vétustes, voire rares. Les joueurs de l’équipe fanion de la localité et l’ESIA (l’espérance sportive d’Ighil Ali), qui joue dans le championnat de wilaya, trouvent toutes les peines du monde à exprimer leur talent sur le terrain du stade communal, délabré et manquant en tout. Couvert de tuf, le terrain n’offre guère l’opportunité aux athlètes de donner le meilleur d’eux mêmes. «Nous espérons que les nouvelles autorités se penchent sur l’état délabré de ce stade. Sa réhabilitation s’impose avec son extension et l’implantation d’un gazon synthétique, pour permettre aux joueurs de mieux pratiquer le football», préconise un jeune sportif de la localité. Par ailleurs, les sports de combat ne sont pas logés en meilleure enseigne, étant donné qu’ils sont pratiqués dans des salles inappropriées. Manquant d’aération, ces salles n’offrent guère les conditions idoines pour une pratique optimale de ces sports qui connaissent un engouement particulier de la part des enfants, notamment des adolescents. «Nous souhaitons et appelons, de tous nos vœux, les autorités de wilaya à construire, à Ighil Ali, une salle de sports, pour nous délivrer de ce calvaire de salles inadaptées à la pratique des arts martiaux», affirme un entraîneur. Le volet culturel souffre également de cet état de fait. L’unique maison de jeunes, sise au chef-lieu communal, n’est plus cet espace d’autrefois, où les jeunes de cette localité pouvaient s’épanouir et meubler leur loisir. Sans directeur depuis des années, ladite maison de jeunes fonctionne à peine. Seul le cybercafé est ouvert pour recevoir les jeunes de ce grand village, appelé aussi la capitale des Ath Abbas. «Par le passé, il y avait des sections d’informatique, de théâtre, de dessin et de musique, mais plus rien maintenant. C’était le temps, où notre maison de jeunes avait un directeur qui veillait aux grains !», se désole un jeune de ce village. Pour sa part, la bibliothèque communale, dont les travaux de réalisation ont battu tous les records, avec plus de 10 ans de traîne, se trouve enfin de compte en voie d’achèvement à la faveur du dégagement d’une enveloppe financière pour la livraison. Cependant, les jeunes, notamment les élèves de la localité, doivent prendre leur mal en patience, en attendant la réception de ce projet qui n’a que trop traîné dans le temps.

Syphax Y.

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