Guenzet, un village qui se cherche !

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Bien que Guenzet, relevant de la commune d’Aït R’zine, connaisse une extension urbaine appréciable, ce village, d’environ 1 100 habitants, fait face à une certaine instabilité. Le ton est donné, depuis des semaines déjà à la cueillette des olives qui tire presque à sa fin. «La récolte est moyenne cette année. La sécheresse a fait beaucoup de mal aux oliviers, mais ils s’en sont quand même tirés à bon compte», indique un villageois. Ce village rustique, calme et charmant connaît une extension urbaine appréciable. En effet, des pâtés de maisons voient le jour, en s’étendant tous azimuts là où les terrains offrent une possibilité de construction. Cependant, le sol est constitué d’une topographie difficile d’accès, avec des ravins, des terrains en pente et quelques surfaces plates. Construire dans ce village n’est pas une tâche aisée, car il faudra toujours «dompter» le sol austère. L’ancien village garde toujours ses vieilles maisons typiquement kabyles, construites à la pierre sèche et surmontées de tuiles romaines. Néanmoins, beaucoup d’entre elles ont subi quelques défigurations avec des travaux de réhabilitation, impliquant des matériaux de construction modernes qui ne cadrent guère avec l’ancien décor. «On aurait aimé que les ruelles du village soient pavées avec des pierres bleues, pour épouser les maisons en pierres sèches, mais toutes les artères ont été bétonnées, et cela enlaidit énormément le village», regrette un amoureux du patrimoine urbain ancestral. Toutefois, cela n’ôte pas pour autant le charme à ce village au beau panorama. Il est à signaler que les jeunes dans ce village s’ennuient, car ils ne disposent pas de lieux de loisirs. La routine les happe chaque jour, et c’est pour cela qu’ils partent passer de bons moments au village Guendouz, chef-lieu communal d’Aït R’zine, ou à Akbou. À Guenzet, l’eau potable est un véritable problème, car elle est rare sur les réseaux de distribution. Le rationnement de cette ressource oblige les villageois à se rabattre sur l’achat des citernes d’eau à 1 000 DA.

Syphax Y.

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