Valée du Sahel – Les réfugiés subsahariens reviennent en force

C’est une nouvelle vague de réfugiés subsahariens qui débarquent de nouveau dans la vallée du Sahel et plus particulièrement dans la région de M’Chedallah par familles entières. Ils écument toutes les agglomérations de la daïra en traînant derrière eux des enfants en bas âge et pour la plupart des femmes tenant des nourrissons dans leur giron. Des enfants qui sont souvent mal couverts et transit de froid surtout en cette période hivernale où une remarquable baisse des températures est enregistrée. Ces loques humaines non habitués au froid mordant de l’hiver et aux fréquentes averses de pluies glaciales font pitié à voir. C’est par dizaines que les fourgons et bus de transport assurant la ligne Akbou-M’Chedallah font remonter ou descendre ces migrants le long des arrêts sur cette ligne. Selon nos informations, ces refugiés subsahariens sont installés dans un centre d’accueil d’Akbou dans la wilaya de Béjaïa qu’ils quittent durant la journée pour aller sillonner toute la vallée du Sahel. S’adonnant à la mendicité, ces refugiés ciblent tous les lieux publics, les entrées des hôpitaux et les mosquées. Pendant ce temps là d’autres personnes notamment des femmes et enfants font du porte à porte pour ne reprendre le chemin du retour qu’en fin de journée. Il est utile des signaler que d’autres réfugiés de nationalité syrienne occupent toujours avec femmes et enfants le milieu de la chaussée sur les routes à grande circulation en brandissant des pancartes où il est inscrit « réfugiés syriens ». Ces familles syriennes, installés à la sortie des localité d’Ahnif et de Raffour respectivement sur la RN5 et RN15 prennent des risques insensés en s’exposant au péril de leur vie au danger que représentent les véhicules de gros tonnage qui les frôlent au passage sous le regard réprobateur mais compatissant des usagers de la route. Il arrive que des usagers ralentissent à hauteur des enfants postés au milieu de la chaussée pour glisser une pièce et parfois un billet. Le reste de la famille, lui, s’abrite sous les oliviers. Ces familles repartent en début de soirée pour s’abriter quelque part et pour ne revenir que le lendemain. Le fait anodin qu’on a remarqué à plusieurs reprises, est de voir les jeunes subsahariens s’impliquer physiquement sans hésitation dans toutes actions de volontariats qu’ils rencontrent devant eux. Ces jeunes ont été récemment vus à Raffour et Bouaklane donner un coup de main au bénévoles. Devant la situation difficile à laquelle sont confrontés ces refugiés, il est temps que les autorités se penchent sur le cas de ces damnés de la terre pour mettre fin à leur errance et les protéger des diverses maladies et multiples dangers qui les guettent durant cette période hivernale et surtout des conditions climatiques des plus rudes dans cette région montagneuse.

O. S.