Les habitants de Souk El Djemaâ ferment la mairie

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Indignés par les promesses non tenues des autorités locales, qui se sont engagées en novembre dernier à prendre en charge leurs doléances inhérentes à l’amélioration de leur cadre de vie, des dizaines de citoyens de Souk El Djemaâ, une localité rurale relevant de la commune de Toudja, ont procédé, hier, à la fermeture du siège de leur APC. «Nous constatons avec dépit et déception que les engagements signés dans le PV de réunion du 7 novembre 2017 entre les habitants de Souk El Djemaâ et les responsables locaux, à leur tête le chef de daïra d’El Kseur, n’ont pas été respectés par les autorités. À ce jour, aucune des promesses faites n’a été concrétisée, en particulier celles relatives à la scolarité des enfants de notre région», lit-on dans la déclaration-appel ayant sanctionné l’assemblée générale des villageois de Souk El Djemaâ, tenue vendredi dernier. L’un des problèmes soulevés avec acuité par ces riverains a trait à l’absence de bus devant assurer le ramassage scolaire des élèves de cette région. À cela s’ajoute, le manque de cuisiniers au niveau de la cantine de l’école primaire de la même localité. Ces deux carences, déplore-t-on, influent négativement sur la scolarité des élèves de Souk El Djemaâ. Par ailleurs, ces protestataires, qui dénoncent «une marginalisation et un mépris programmés contre [eux]», se plaignent de l’absence des commodités élémentaires pour une vie décente. «Même l’eau, qui coule abondamment dans la région, n’est pas assurée pour les ménages. Plus de vingt villages sont difficiles d’accès, alors que d’autres sont tout simplement inaccessibles à cause de la détérioration des routes. Les pistes agricoles ne sont pas aménagées, le gaz de ville est inexistant, plusieurs foyers ne sont pas encore raccordés en électricité. La question de l’assainissement n’est pas encore réglée, la salle de soin n’est pas équipée et la liste des carences est encore longue», dixit ces villageois en colère. Pourtant, les habitants de Souk El Djemaâ, un village fier de ses 122 martyrs de la guerre de Libération, affirment «qu’avec toutes les richesses naturelles que recèle la commune de Toudja, à l’instar de ses sources d’eau minérales abondantes, 17 kilomètres de littoral et une flore luxuriante», ils ne sont pas condamnés à rester dans le sous développement et le marasme.

B. S.

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