Parfois taciturnes, parfois mélancoliques, les poèmes regroupés dans «Les vraies fleurs ne fanent pas», le nouveau recueil de Mohamed Aouane, paru aux éditions La Pensée, décrivent un univers où la femme est omniprésente, provoquant divers sentiments. Du désir, palpable dans chaque vers. La femme kabyle est notamment objet de compliments dans le poème «La belle kabyle», où le poète ne tarit pas d’éloge sur ses charmes et ses valeurs. Avec fougue et passion, Mohamed Aouane exprime le désir des hommes, usant de noms de fleurs. Il parle aussi de déceptions amoureuses, de ruptures souvent douloureuses, avec des mots bien ciselés. Des mots semblant inspirés du vécu de l’auteur tant les vers sont habités de «Je» sincères. Mohamed Aouane, dit Slimane, en est à sa 4ème œuvre éditée. D’autres sont déjà en route et verront prochainement le jour. De la poésie sentimentale, vaguant entre chagrin, désir, tendresse et destinées comparées à des fleurs qui ne fanent jamais.
Hafidh Bessaoudi

