Des foyers pour jeunes à l'abandon

Partager

Beaucoup d’argent a été dépensé, ces dernières années, pour doter certains villages de la municipalité rurale de M’Kira de structures juvéniles, mais celles-ci sont toujours fermées et à l’abandon. En effet, pas moins de quatre foyers pour jeunes ont été réalisés à Taka, Ath Messaoud, Tahachat et Bouhadj. De jour en jour et faute de personnel, ces structures sont toujours fermées et souvent elles sont devenues des lieux de regroupement aux noctambules, à telle enseigne qu’ils ont subi de nombreuses dégradations. «Nous ne savons pas pourquoi les responsables locaux ont dépensé tant d’argent pour être laissés ensuite à la merci des laissés-pour compte. Cette structure a été même squattée par une personne qui l’utilise comme salon de coiffure. Vraiment, c’est ce qu’on appelle du laxisme. Est-ce que réellement les responsables locaux n’avaient pas les moyens d’embaucher un gardien afin de lui éviter toutes ces dégradations ?» s’interrogera un jeune du village. Pratiquement, c’est le même décor qu’offrent ces foyers dans les villages précités. «L’APC n’a pas les moyens de les prendre en charge. Alors que lorsque nous établissions les fiches dans les PCD, on nous obligeait à inscrire ce genre de structures. Qui va les faire fonctionner maintenant ? Nous n’avons pas de personnel. Il faudrait que la Direction de la jeunesse et des sports ou celle de la culture les prennent en charge», avait déclaré dernièrement un élu de l’exécutif sortant. Avec l’installation de la nouvelle assemblée, il est attendu que des solutions soient trouvées à ces foyers pour jeunes. «Nous souhaitons que le nouveau maire et son équipe se penchent sur ce problème. Peut-être, durant ce mandat, ils seront mis en service à la grande joie de nos jeunes», déclarera un président d’une association prête à s’occuper de l’une de ces structures. Par ailleurs, il est à signaler dans le même sillage que la bibliothèque de lecture publique, achevée depuis plus de sept ans, est toujours, elle aussi, fermée pour le même motif : «C’est une structure qui rendra de nombreux services aux écoliers, aux collégiens, aux lycéens et même aux étudiants dans cette commune où ils ne trouvent pas d’endroit comme celui-ci pour y travailler. Nous interpellons nos responsables à inscrire dans leur agenda la mise en service de la bibliothèque et les foyers de jeunes de notre commune», dira un membre d’une association culturelle. En tout cas, devant tant de manques, les jeunes de la localité sont souvent happés par des vices aussi ravageurs que destructeurs (délinquance, drogue et alcool).

Amar Ouramdane

Partager