Les habitants de la localité d’Ighil, située dans le grand village d’Afir à 6 km du chef-lieu communal de Boudjima, se plaignent des conditions déplorables dans lesquelles ils vivent. Selon les témoignages de certains villageois de cette région, les habitants souffrent du manque de structures d’aménagement et sont en quête d’une prise en charge de leurs préoccupations par les autorités locales. Il s’agit d’abord de l’inexistence du réseau d’assainissement dans cette localité. Ce qui a obligé les résidents de cette bourgade à recourir aux fausses sceptiques. «Nous attendons en vain depuis des années la prise en charge du problème de l’AEP. Nos vies sont en danger, avec notamment la prolifération des fosses septiques dans la région», dit-on. Aussi, ces mêmes villageois font face à la pénurie d’eau potable qui ne parvient pas à leurs foyers, et ce, malgré l’existence d’un château d’eau qui a été édifié depuis plus de deux ans, mais sa mise en service tarde à voir le jour. En effet, les services de l’hydraulique n’ont pas encore entamé les travaux de raccordement et l’établissement des conduites dans la région. «Nous vivons un véritable calvaire en raison de la rareté de l’eau potable dans nos maisons hiver comme été. Pour étancher notre soif, on se rabat sur le remplissage des citernes à 2500DA. Nous appelons les autorités locales à agir en urgence afin de trouver une solution à notre souffrance», dira Karim, l’un des habitants du village. En outre, les travaux de raccordement de la région au réseau du gaz de ville qui ont été lancés en 2010, ne sont pas encore achevés à ce jour. «L’absence de cette commodité dans notre village nous causent beaucoup de désagréments. Les bonbonne de gaz sont chères et rares durant les périodes hivernales», regrette un autre villageois. Les habitants réclament des solutions rapides à leurs problèmes à travers la programmation de projets de développement qui puissent répondre à leurs aspirations ainsi faire sortir leur village de l’enclavement. «Les jeunes sont livrés à leur sort. Il n’existe aucune structure de loisirs qui leur est destinée».
Rachid A.
