C’est l’alerte générale au niveau de la daïra de M’Chedallah, depuis le dernier BMS des services de la météo. Tous les membres de la cellule des crises de la daïra ont été convoqués pour arrêter un plan d’action, dans le cas où les perturbations climatiques se feront violentes. Des fortes chutes de neige sont particulièrement redoutées par les responsables locaux. Il faut signaler que cette cellule chapeautée par le chef de daïra, est composée de représentants de tous les services techniques, administratifs, des services de sécurité et enfin des élus de l’ensemble des communes de la circonscription. Au niveau de cette daïra, deux communes de haute montagne sont directement exposées aux multiples retombées négatives de violentes intempéries. Il s’agit des communes d’Aghbalou et de Saharidj, dont les chefs-lieux culminent à quelques 1200 mètres d’altitude. Cette mobilisation des services publics, s’explique surement par le manque de moyens nécessaires dont dispose cette daïra. Par exemple, et selon une source proche de la subdivision des travaux publics (STP) de M’Chedallah, l’institution ne dispose que d’un seul chasse-neige de faible puissance pour ouvrir les routes des deux cols du massif du Djurdjura. En l’occurrence, celui de Tizi N’koulal commune de Saharidj et celui de Tirourda à Aghbalou. Cet unique engin servira probablement à d’autres interventions au niveau d’autres routes de la région, et aussi dans l’objectif de faire face à ces risques climatiques et météorologiques au niveau des six communes de la daïra. Les services techniques des communes souffrent elles aussi de manque de moyen, plus particulièrement les communes de Saharidj et Aghbalou. Les pouvoirs publics se voient contraints avec chaque épisode neigeux ou de dégradation climatique, de faire appel aux moyens d’entreprises privées de la région, comme cela a été le cas avec la tempête de neige du mois de février 2015. Cependant, les responsables locaux redoutent cette fois, le refus de ces opérateurs privés d’intervenir. Ces derniers réclament toujours le paiement des prix de leurs interventions, chose qui ne peut pas se faire, en cas d’urgence ou d’interventions quand le plan ORSEC est déclenché.
Oulaid Soualah