C’est un véritable SOS que lance l’entraîneur du club maillotin la JS M’Chedallah, pensionnaire de la Régionale 2, Irnatène Salah. En effet, le club, pensionnaire de la Régionale 2, qui a commencé la phase retour avec une défaite concédée à domicile face à la JS Bordj Ménaïel suivi d’un nul face à l’ES Draâ-El Mizan, le week-end dernier, occupe seule la dernière place au classement général. Le club maillotin est plus que jamais livré à lui-même. Plusieurs joueurs ont quitté le club et d’autres ne se présentent pas régulièrement aux entraînements. La démotivation est totale; la situation financière du club est sans doute la principale raison ayant conduit l’équipe à cette situation d’abandon. Selon un dirigeant, «le club n’a pas bénéficié de subventions de la part de l’APC de M’Chedallah depuis trois saisons». L’entraîneur Salah Irnatène affiche clairement sa crainte de voir le club disparaître, au cas où il n’y aura aucune réaction dans l’immédiat de la part des enfants du club ou des autorités locales et wilayales.
12 penalties sifflés contre la JSM lors de la phase aller
Douze penalties ont été sifflés contre la JS M’Chedallah durant la phase aller, dont deux lors de la rencontre face à l’USM Béjaïa. «C’est à n’y rien comprendre !», dira amèrement Irnatène Salah. Ce dernier doute à ce que le club soit ciblé de l’intérieur comme de l’extérieur, et ce, dans le but de le déstabiliser, ajoutant à cela la sanction «non justifiée» de trois joueurs qui ont écopé d’un an de suspension ferme chacun. L’entraîneur estime que la décision prise par la commission de discipline de la LRFA est «sévère». Il souligne que l’arbitre n’avait rien noté dans son rapport. «Il y avait, certes, des couacs entre l’arbitre et l’un de nos remplaçants. Ce fut un simple malentendu, des nerfs qui ont lâché, rien de grave ! Mon étonnement fut grand, en apprenant que la commission avait sanctionné, en plus du joueur mis en cause, deux autres joueurs qui n’avaient rien à voir avec l’incident».
«C’est ma pire saison depuis que j’exerce le métier d’entraîneur»
«Durant ma carrière d’entraîneur, depuis pratiquement trois décennies, je n’ai jamais vécu une pareille situation. La phase aller était très difficile pour l’équipe, et à un moment donné, je n’en pouvais plus. Juste après le dernier match de la phase aller, disputé face à l’OS Mouldiouéne, j’ai quitté le terrain avec la décision de ne plus y revenir. Néanmoins, le président de CSA Aoudia Madjid est venu me voir et on a tout mis sur la table. On s’est entendu qu’il fallait faire bouger les choses et réagir, avant qu’il ne soit trop tard. Aujourd’hui, c’est tout le monde qui doit réagir ; il faut mettre à coté les différents qui existent entre les uns et les autres et songer à l’avenir du club. J’ai demandé à ce que les dirigeants soient présents au stade, que ce soit lors des entraînements ou des matchs officiels, pour protéger l’équipe, en mettant une barrière entre les joueurs et le monde extérieur. Il faut aussi relancer la section football, le comité des supporters, d’autant que la JSM compte d’excellents supporters, un véritable douzième homme qui soutient son équipe dans les moments les plus difficiles», dira-t-il.
«Il faut réagir et vite pour sauver le club»
«Il faut y croire jusqu’au bout ! La JSM peut rebondir à tout moment, mais il faudrait agir et vite. La dernière défaite concédée à domicile était un ultime avertissement. J’ai longuement discuté avec les joueurs et nous avons un défi à relever : tout faire pour revenir en force et sauver l’équipe de la relégation. Nous sommes condamnés à réagir et à engranger le maximum de points, que ce soit à domicile où en déplacement, mais il faudrait avant tout trouver les moyens pour motiver les joueurs», affirme l’entraîneur.
M’hena A.

