Tizi-Gheniff – La cité 80 Logements RHP sans accès

Si au lendemain de leur relogement en avril 2015, les résidents de la cité des 80 Logements RHP, de la commune de Tizi-Gheniff, avaient engagé des actions de rue en bloquant la route allant vers M’Kira et en cadenassant le portail de la daïra pour pousser les responsables à tenir leurs promesses au sujet des commodités manquantes, croyant que leur cadre de vie allait être amélioré. Il n’en est rien. «Nous avions soulevé ce jour-là une kyrielle de problèmes que nous avons axé essentiellement sur l’accès qui mène à notre cité, l’électricité, les aménagements divers ainsi que le gaz naturel. Aujourd’hui, nous vivons encore dans les mêmes conditions», dira un habitant dudit quartier. Même si notre interlocuteur reconnaît que certaines de leur préoccupation ont été prises en charge, il souligne que la principale revendication est toujours en suspens. Il s’agit de l’accès qui mène vers la cité. Celui-ci n’est pas encore bitumé si bien que pour rejoindre leur habitation, les habitants doivent parcourir une distance de plus de quatre cents mètres traversant de la boue en hiver. «Pourtant, nous avons eu des promesses que ce problème allait être réglé. Peut-être avec l’arrivée de la nouvelle équipe à la tête de l’APC, cela va bouger un peu», souhaitera-t-il. En outre, il est à signaler que cette cité n’est pas encore raccordée au réseau de gaz naturel, les résidents sont ainsi contraints de s’approvisionner en bonbonnes de gaz. Il est à signaler que de nombreux quartiers ont été livrés ces dernières années sans les commodités nécessaires. Le cas de la cité 100 Logements sociaux est édifiant. Plus de six ans après leur occupation, les accès sont à l’abandon et ne sont ni entretenus ni aménagés. À Tizi-Gheniff, il est attendu la distribution de plus de 200 logements RHP. Cependant, là aussi, ces projets ne sont pas entièrement achevés, et l’on fait état de plusieurs carences. Dernièrement, les bénéficiaires du quota dit « d’en haut » ont exprimé leur colère en tenant une action devant la daïra. On croit savoir que le problème d’assainissement qui aurait retardé le recasement de ces familles sera résolu dans les prochains jours. «Vraiment, c’est révoltant que de voir ailleurs, dans les autres wilayas, que des logements sont distribués avec toutes les commodités et même des espaces verts. Alors que chez nous, une fois les familles relogées, elles sont livrées à leur sort», regrettera un attributaire de logement dans un programme non encore achevé.

Amar Ouramdane