Le ramassage scolaire dans la commune d'Ighil Ali, située à 93 km au Sud-ouest de Béjaïa, connaît une situation peu reluisante à cause de l’insuffisance du nombre de bus mis à la disposition des élèves habitant loin du chef-lieu communal.
Selon une source de l’APC, la municipalité d’Ighil Ali ne possède que 8 bus, dont un se trouve actuellement en panne. Toute cette «flotte» est utilisée pour acheminer, chaque jour, près de 300 élèves, des trois paliers confondus, qui sont issus des différents villages de la commune. «Nous enregistrons un déficit criard en termes de bus scolaires. Nous éprouvons des difficultés pour transporter tous les élèves vers les établissements scolaires concentrés essentiellement au chef-lieu communal, avec deux CEM et un lycée notamment. Nous avons des bus de 25 places qui transportent jusqu’à 45 élèves, et ce, à cause du manque de ces véhicules. Les élèves, dans ces bus surchargés, éprouvent de la peine à voyager à l’aise, car la plupart d’entre eux se mettent debout, tout le long du trajet, qui peut aller jusqu’à 25 kms, comme celui qui va d’Ighil Ali au village Belayel. La surcharge des bus scolaire touche essentiellement les bus qui ramassent les élèves des villages Tiniri, Belayel et Ath Sradj qui sont acheminés vers les CEM et le lycée d’Ighil Ali», déplore vivement l’un des responsables de l’APC. «Nous demandons aux autorités de wilaya de nous octroyer des bus scolaires supplémentaires pour atténuer la souffrance des élèves victimes de la surcharge !», ajoute-t-il. Par ailleurs, il est à signaler cette situation peu enviable dans laquelle se trouvent plusieurs écoles primaires, fermées depuis des années, à cause de leur vétusté et du nombre réduit d’élèves. «Les écoles primaires des villages Bouni, Tazla et Tabouâanant sont fermées depuis belle lurette, car elles sont délabrées et n’ont pas un nombre suffisant d’élèves pour les faire fonctionner. Par ailleurs, les enseignants rechignent à l’idée d’aller enseigner là-bas, car il n’y a pas de transports vers ces bourgades haut perchées !», dit-on.
Syphax Y.

