La généralisation se fait attendre

Partager

La fibre optique, qui a son importance à notre époque, n'est pas encore généralisée dans la commune d'Ighil Ali, située en zone montagneuse.

À l’exception du chef-lieu communal et des villages d’Ath Sassi et de Takorabt, le reste des localités comme El-Kelaâ, Taouaânant, Azrou, Tazla, Zina, Ath Sradj, Belayel et bien d’autres ne sont toujours pas raccordées à cet équipement relevant de la technologie de l’information et de la communication. «Les villages, qui ne sont pas pourvus en fibre optique, ne possèdent même pas de téléphone fixe», regrette l’un des vice-présidents de l’APC d’Ighil Ali. Ainsi, ils sont 3 villages seulement, sur les 14 que compte la commune d’Ighil Ali, qui sont alimentés en fibre optique. «C’est une injustice flagrante ! Alors qu’on nous claironne que toutes les communes seront branchées à la fibre optique, au niveau de notre village Mouka nous n’avons rien vu venir», se désole l’un des habitants de ce village haut perché. Un villageois fonctionnaire à l’APC explique : «Notre village Takorabt a bénéficié d’une extension du réseau de la fibre optique, mais, à ce jour, l’opération n’a pas été généralisée et il reste encore quelques 30% de foyers qui attendent encore leur raccordement. Les travaux sont malheureusement à l’arrêt à Imarzoukène, Bessaï, Assamar Ath Ameur et bien d’autres. Cependant, le réseau de la fibre optique a été installé à l’ancien village, où il y a peu d’habitants qui y vivent encore, laissant les quartiers populeux sans cette technologie de pointe», déplore notre interlocuteur. La non généralisation du réseau de la fibre optique dans toute la commune d’Ighil Ali a engendré une frustration énorme aux habitants des villages non pourvus, à l’exemple des localités de Bouni et El-Kelaâ, où les antennes administratives sont toujours fermées, à cause de l’absence de cet équipement. «Notre antenne administrative a besoin d’être raccordée à la fibre optique pour la délivrance des différents documents officiels, or, dans le cas présent, ce n’est pas encore fait. Nous implorons les autorités de wilaya à se pencher sur ce problème», insiste un villageois d’El-Kelaâ, situé à 25 kms du chef-lieu d’Ighil Ali.

Syphax Y.

Partager