Où était le livre ?

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l La semaine passée, le deuxième Salon du livre avait ouvert ses portes à Bouira. Initiée par la direction de la culture, la manifestation n’a pas du moins pour son premier jour, drainé grand monde. Cela n’est pas extraordinaire à Bouira. Pour rappel, le Salon national du livre et du multimédia amazigh — pourtant imposant en qualité, variété et quantité — n’avait pas suscité grand intérêt parmi les Bouiris. Ouvrons une parenthèse pour souligner que pour cause de manque d’engouement la prochaine édition du Salon du livre amazigh n’aura pas lieu à Bouira. Il serait question de sa domiciliation à Oran, apprend-on de source proche du HCA. Ce dernier a-t-il raison de transférer le Salon ? Oui, si l’on considère que ni l’éditeur ni l’auteur ne trouvent leur compte à Bouira. Non, le HCA n’a pas raison de le faire, si l’on considère que son entêtement à maintenir le Salon à Bouira finirait par avoir raison sur un public qui n’est pas porté sur le livre.Du point de vue pédagogique, le Salon de la direction de la culture est une initiative fort louable et mérite d’être soutenue. Seulement, pour cette édition, il est regrettable de relever que seuls le livre religieux et, à un degré moindre, le parascolaire sont mis en exergue. Bien sûr que pour la circonstance quelques titres amazighs y sont exposés donnant ainsi l’impression d’être dans “un salon de constantes nationales”. Et pour bien agrémenter le tout, une troupe folklorique chauffe le “bendir” et souffle dans la “ghaita” pendant que des versets coraniques sont diffusés par un poste-cassettes. En fait, on a surtout l’impression que la direction de la culture s’acquittait d’une corvée. Il a donc raison ce citoyen qui s’interrogeait “où est le livre”, au sortir du collège Ibn Khaldoun qui abrite la manifestation.

T. O. A.

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