Rien ne semble aller au sein de l’équipe de l’USO Amizour qui s’est fait encore une fois accrocher à domicile, samedi dernier, cette fois-ci par le MC Magra.
Mis devant l’obligation de gagner pour tenter de redresser la situation et d’assurer le maintien, les hommes d’Omar Oumbiche n’ont malheureusement pas pu se refaire une santé ce jour-là. Pourtant, bien avant la rencontre, on sentait dans la maison des Rouge et Noir une certaine volonté de glaner les trois points salvateurs. Maintenant, le risque est grand et l’USOA se dirige droit vers la relégation en inter-régions, puisqu’elle n’arrive pas à gagner, ni en déplacement ni at home. Ainsi donc, les journées se suivent et se ressemblent pour l’USO Amizour qui reste scotchée à la dernière place. La relégation pointant déjà à l’horizon, seul un miracle pourrait dégager l’équipe de la zone dangereuse, elle qui fait du surplace avec ces échecs successifs qui sont le propre d’une formation amoindrie sur tous les plans. Et pourtant, on misait beaucoup sur un éventuel sursaut de l’équipe dans les premiers matchs de la phase retour, ce qui aurait constitué un nouveau départ en championnat. Mais les poulains du nouveau coach Rahmani Bouziane ont raté l’occasion de renouer avec la victoire. Avec seulement 13 points dans leur compteur, ils sont distancés de quatre points de l’avant-dernier, le MB Rouissat, de six points du 14e, la JSD, et de 9 unités du onzième, le CRBD Beida. C’est dire que l’avenir de l’USOA ne tient qu’à un fil. Tous les voyants sont au rouge pour cette formation désormais appelée à se ressaisir au plus vite, pour espérer connaître un bond, avant qu’il ne soit trop tard.
Le purgatoire se profile à l’horizon
À moins d’un sursaut d’orgueil, l’on ne voit pas comment la formation de l’USOA pourrait se défaire de la dernière place qu’elle occupe depuis l’entame de cet exercice. En tous les cas, il est certain que le bout du tunnel n’est pas pour demain. Et pour sortir de cette fâcheuse position, l’implication de tous est la condition primordiale afin d’entrevoir plus sereinement la suite de ce championnat, puisqu’il reste encore dix matchs à jouer. Cela dit, il ne faut pas perdre de vue que les points perdus auront leur pesant d’or une fois l’exercice terminé. L’heure n’est guère à l’optimisme et les revers concédés at home ne font que confirmer que l’équipe a beaucoup de pain sur la planche. Irréguliers, les camarades de Nacim Kheraz n’ont gagné que deux matchs à domicile. Tout le monde sportif de la daïra d’Amizour gagnerait à s’impliquer, en se mobilisant derrière l’équipe : dirigeants du club, supporters et pouvoirs publics. Ce n’est qu’avec ces conditions que l’unique représentant de la wilaya de Béjaïa en DNA pourra être sauvé et conserver sa place dans ce championnat. En somme, une grande pression pèse en ce moment sur les épaules des joueurs qui doivent faire preuve d’une grande maîtrise, afin de ne pas abdiquer.
La direction dresse un rapport accablant sur l’arbitre
Encore une fois, l’homme en noir fait parler de lui. L’arbitre de la rencontre USOA – NC Magra, comptant pour la 20e journée du championnat DNA, est accusé d’être derrière le semi-échec concédé par les hommes d’Omar Oumbiche. C’est en tout cas l’avis des spécialistes et supporters de l’USOA, qui ont rejoint les dirigeants pour dire que le referee aura été pour quelque chose dans le semi-échec enregistré. A la fin de la rencontre, les dirigeants, à leur tête le président de section, Laïd Milane, s’en est directement pris à l’officier du match en question. «Il nous a lésés. On aurait pu largement l’emporter face à un adversaire qui ne nous était pas supérieur. Mais l’arbitre a commis beaucoup d’erreurs d’appréciation, notamment lorsqu’il nous a refusé deux penaltys valable», dira-t-il. Avant de poursuivre : «Il n’en est pas à sa première contre nous. D’ailleurs, je ne vois pas comment la ligue l’avait désigné puisque, c’est lui-même qui nous avait privés d’un point lors de l’aller, en offrant à un de nos adversaires un penalty imaginaire dans les dernières minutes de la partie. Maintenant, c’est clair, cet arbitre doit avoir une dent contre l’USOA. Ce n’est pas normal qu’à chaque fois qu’il officie nos rencontres, on ne gagne pas. Il a saboté notre équipe; il nous a lésés. Je me demande s’il n’a pas été influencé», dira, très remonté, le président de section. En tout cas, les dirigeants ont dressé un rapport accablant sur l’arbitre qu’ils ont transmis, le lendemain, à la LNFA.
Samy H.

