Tazmalt – Les olives séchées hors de portée

Au pays des oliviers, les olives sont chères ! Au marché hebdomadaire de Tazmalt, les prix des olives séchées fait maison dépassent tout entendement, étant donné que ce produit est, premièrement, local et, deuxièmement, il est séché au soleil sans aucune matière rajoutée. Donc, pas de charges, excepté le sel. Chez un vendeur d’épices et d’herbes culinaires, le prix des olives séchées, de variété locale, Achemlal en l’occurrence, est de l’ordre de 300 DA/kg. «Trois cents dinars le kilo d’olives de la variété Achemlal, c’est peu comparativement à la Sigoise séchée (variété d’olive volumineuse et charnue, ndlr) qui, elle, se vend à partir de 700 DA/kg !», affirme le vendeur comme pour justifier le prix qu’il pratique. Bien que les olives séchées proposées à la vente soient de volume tout juste moyen, rien ne justifie leur prix jugé « excessif » par les chalands qui ne se bousculaient pas sur cet étal jeudi dernier, jour de marché hebdomadaire de Tazmalt. «Je suis resté un bon moment devant l’étal en question en train de penser au prix des olives séchées. Je me suis dis que ce n’est pas normal qu’au pays des oliviers, on trouve des olives aussi chères ! Des olives séchées proposées à 300 DA/kg, c’est quand même exagéré, surtout quand on sait que celles-ci sont fait maison et ne demandent, donc, pas de charges dispendieuses, si ce n’est le sel, le lavage à l’eau chaude et le séchage au soleil. Alors, comment peut-on justifier ces prix inabordables, d’autant que c’est un produit local et disponible à grande quantité dont il s’agit ? Même si la récolte a été quelque peu décevante cette année, rien ne peut justifier les prix excessifs des olives séchées pratiqués par les vendeurs», regrette un père de famille interrogé à ce sujet. Le paradoxe veut que les produits du terroir, à l’instar des olives, des figues sèches, des amandes, de la caroube, de l’huile d’olive, et bien d’autres soient plus ou moins inaccessibles aux ménages à cause de leur cherté «déraisonnable».

Syphax Y.