La première session ordinaire de l’APW de Béjaïa, tenue hier, s’est ouverte sur un clash provoqué par le député indépendant, Houacine Noredine, c’est un peu une habitude ! Avant même la prime entame des travaux, l’élu indépendant a jeté un véritable pavé dans la mare mettant en doute « la volonté de l’assemblée de venir à bout de l’épineux dossier des agences foncières » (dissoutes, rappelons-le, il y a deux ans) Assumant la totalité de son propos, il enfonce même le clou en ajoutant que ce « dossier n’est pas pris en charge de manière sérieuse ». Comme pour lui faire écho, le wali parle de situation de blocage due essentiellement à l’absence d’agences foncières. Et d’inviter l’APW à prendre le taureau par les cornes ! Dans la négative, le wali déclare aller vers la convocation d’une session extraordinaire où les élus seront mis dans l’obligation de se déterminer. Le wali s’est par la suite longtemps appesanti sur l’après-séisme de Laâlam. Son intervention pour positive et réaliste qu’elle fut n’en a pas moins suscité un débat qui, à défaut d’être novateur, car entaché de trop de redites chacun y allant de son antienne, pas forcément constructive, s’est voulu dans l’ensemble favorable aux autorités locales félicitées à l’occasion pour leur célérité et leur promptitude dans l’action. Le wali a mis l’accent sur le retour progressif à la normale après que toutes les expertises des maisons (527 unités), des structures sociales (écoles), des ouvrages d’art (tunnels de Kherrata et d’Aokas) eussent été menées à bien par le CTC, qu’un classement des dégâts eut été dressé, que des décisions de transférer des élèves vers le CEM et de reconstruction de 200 logements prélevés sur le quota de logements ruraux attribués à la wilaya eussent été prises ainsi que la mise à la disposition des sinistrés de plans types de facilitation des démarches administratives, de l’apport imminent des fonds devant leur être alloués et enfin le rétablissement du réseau AEP.
L’aéroport sera fermé 9 mois et non 12La somme de 500 000 DA dont le déblocage par la CNR est imminent reste de l’avis de plusieurs élus nettement insuffisant, surtout qu’il s’agit de personnes ayant passé un long bail avec la misère ! » L’idéal serait, selon un élu, de voir l’Etat prendre à hauteur de 100% en charge les dégâts occasionnés par une catastrophe naturelle ». Un consensus s’est par ailleurs dégagé autour de la nécessité de fixer à trouver des programmes de développement ambitieux, des populations que la récente tragédie a, bien malgré eux, projeté soudainement sur le devant de la scène dans leur précarité et leur mise au ban d’une wilaya taxée par le P/APW de « wilaya de dernière zone ». Le wali devant certains nouveaux besoins exprimés par des élus qui affirment ne répercuter que les besoins réels des sinistrés, a élevé le ton, stigmatisant certaines pratiques anormales. « Il faut barrer la route aux prédateurs. Nous avons distribué plus de tentes qu’il n’en faut, un peu plus de 300. Seulement certaines personnes dont le moins que l’on puisse dire est qu’elles sont malhonnêtes, originaires de Laâlam mais n’y résidant pas, ont bénéficié de tentes. Je dirai même plus, une partie des tentes est actuellement sur les marchés. Alors faut pas pousser ! »L’après-midi, consacrée aux travaux à venir sur l’aéroport Abane-Ramdane, a livré sont lot de surprises. Ainsi de six mois prévus initialement, les travaux vont finalement s’étaler à compter du 1er octobre 2006, date de la fermeture effective, au 30 juin 2007, sur un total de neuf mois, dont 3 pour l’approvisionnement et la préparation du chantier et le reste pour la partie aménagement et réfection de la piste. Puis comme pour faire passer la pilule, il a été fait mention de délais compressibles !
Mustapha Ramdani
