À Ait-Smaïl, à l’instar de plusieurs autres régions, la démarche traditionnelle que pratiquaient nos aïeux afin de lutter contre les incendies de forêts qui se déclenchent durant la saison chaude, n’est plus observable. Cela fait un bail que des travaux de prévention ne se sont plus accomplis au niveau de cette municipalité. Il est déplorable de constater, qu’à chaque fin de la compagne de cueillette des olives, toutes les oliveraies et tous les champs se retrouvent à l’abandon jusqu’à la saison prochaine. «Notre lien avec la nature était très solide. Jadis, à l’approche du printemps, chaque propriétaire d’oliveraie, de champ ou de parcelle quelque part en forêt, doit visiter sa propriété, même à plusieurs kilomètres plus loin afin de l’entretenir et de la désherber. Cela diminuerait à coup sûr le risque d’incendies qui se déclarent durant l’été», dira une grande dame d’Ait-Smaïl. Compte tenu de tous les ravages que causent les incendies, et de toutes les pertes en hectare qu’ils engendrent, l’APC d’Ait-Smaïl et la population locale devraient s’impliquer davantage dans le processus de sensibilisation et de prévention contre tout départ de feu. Car, faut-il le souligner, si parmi les causes du déclenchement des feux de forêts on avance encore le facteur naturel, celles liées au facteur humain dominent les études et les statistiques.
M. K.
