Les multiples agressions perpétrées sur l’environnement dans la daïra de M’chedallah et toute la vallée du Sahel s’amplifient de jour en jour. Parmi ces agressions à répétition, l’on peut citer les déversements sauvages des ordures ménagères et ceux provenant des poulaillers, huileries et carrières d’agrégats… A cela s’ajoutent les dégâts causés par la réalisation d’ouvrages d’utilité publique, tels que les tracés du gaz naturel, d’une ligne électrique haute tension et de l’AEP qui traversent les forêts en plein milieu, sur des kilomètres par endroits. Il y a aussi et surtout les défrichements non moins sauvages des forêts. Un phénomène qui a repris de plus belle depuis la fin de l’automne de l’année dernière. Aucune région n’est épargnée par ces pratiques perpétrées par des individus qui semble défir depuis plusieurs années les nombreuses institutions de l’État directement concernées. Partout dans la région, c’est la ruée sur les terrains forestiers. Cependant, les communes les plus touchées dans la daïra de M’Chedallah sont celles de Saharidj, Ath Mansour, Ahnif et, à un moindre degré, celles de Chorfa et d’Aghbalou. Les vastes forêts de la daïra de Bechloul, telles que celles d’Ath Leksar et d’Ath Rached subissent également leur lot d’agressions. En effet, ce sont des centaines d’hectares qui sont dénudés par des particuliers pour en faire des parcelles agricoles où sont plantés oliviers et arbres fruitiers. Abordé à ce sujet en marge de la visite du ministre de l’Agriculture dans la région, le chef de daïra de M’Chedallah, informé de cette situation, dira qu’il a instruit, par écrit, tous les organismes concernés de sa circonscription, tels que le district des forêts, les services de l’agriculture et l’environnement et les ceux de sécurité, pour sévir contre ces hors-la-loi. Il est utile de préciser que des dizaines procès-verbaux (PV), avec pour la plupart assignation en justice, avaient été établis ces dernières années à l’encontre des contrevenants. Mais cela ne semble pas dissuader pour autant ces derniers. Ce commis de l’État dira plus loin que ces défrichements sont un phénomène pour lequel les lois de la République doivent être appliquées dans toute leur rigueur contre les récidivistes. Rappelons que durant l’année 2016, plusieurs opérations coup-de-poing ont été conjointement menées par les services des forêts et la gendarmerie. Reste à espérer que cette instruction du chef de daïra sera suivie d’effets rapidement pour sauver ce qui peut l’être encore de ces forêts, dont les surfaces se réduisent comme une peau de chagrin.
Oulaid Soualah
