Trois ans de prison ferme pour l’auteur principal

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Le juge près le tribunal criminel de Tizi Ouzou, a prononcé les peines de trois ans de prison ferme à l’encontre de Sofiane D., de six mois de prison ferme contre Mustapha Y. six mois de prison avec sursis pour on épouse Fatima K. et la relaxe pour Mohamed A.La charge principale, retenue contre ce groupe est la circulation avec de faux billets de banques.Au terme de son réquisitoire, le procureur général a requis, la peine de 20 ans de prison ferme pour l’accusé principal, et 10 ans pour les autres mis en cause, en s’appuyant sur l’article 198 du code pénal, qui condamne aux peines maximales les détenteurs de faux billets, ainsi que les traiteurs. Les faits remontent au 11 août 2004, lorsque Sofiane D., célibataire et âgé de 28 ans, a remis deux faux billet de 500 DA à un caissier dans un bar à Tizi Ouzou.En plus des faux billets déposés par D. S, le caissier a remarqué qu’il existe d’autres billets de même nature qui ont été remis la veille, par un groupe non encore identifié venu de Bordj Ménaiel parmi eux se trouve l’accusé principal.L’affaire a éclaté au grand jour, lorsqu’un propriétaire d’un KMS a informé la police de l’existence de faux billets.F. D. a déposé plainte, lorsque l’accusée Fatima K., âgée de 28 ans, lui a remis un faux billet de 500 DA, le lendemain matin, c’est-à-dire le 12 août.Pour sa défense, Fatima K. dira que l’argent en question et une autre somme plus importante ont été trouvés accidentellement par son époux, Mustapha Y., également mis au box des accusés. Ce dernier, dira qu’un montant de 20 000 DA a été jeté délibérément, dans un chantier jouxtant le bar, par D. Sofiane après avoir provoqué une rixe avec le caissier Mohamed A.Mustapha Y. n’a pas informé son patron de cette trouvaille, croyant qu’il s’agit de vrais billets, malgré les instructions laissées par Boualem A. propriétaire du bar, a-t-il déclaré à la police.Au début, le patron a nié d’avoir été mis au courant concernant cette affaire avant de revenir sur ses propos. Il a donné instruction à ses employés de l’informer aussitôt qu’ils trouvent de faux billets, a-t-il soutenu. Quant à l’accusé principal, il a nié tout bonnement, qu’il possède de l’argent falsifié.Il a déclaré à la polcie “qu’un des accusés voulait coûte que coûte me mouiller dans une affaire dont je n’ai rien à voir”Lors de l’audience, l’avocat du couple, Y. M. et K. F., a demandé la relaxe pour ses clients en se basant sur l’article 201 du code pénal, dès lors qu’ils ignoraient la nature de l’argent. De son côté l’avocat de l’accusé principal a mis en exergue, également, l’innocence de son client d’autant plus dira-t-il qu’“en réalité il se présente comme victime”.“Les vrais auteurs” selon la défense “est le groupe de Bordj Ménaiel qui constituerait un réseau bien organisé de malfaiteurs”.Toutefois, il y a lieu de signaler que les accusés ont nié les faits retenus contre eux à l’audience.

A. M. Aït frawsen

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