Laxisme, pollution et atteintes à la santé publique

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Assurément, il devient pénible à tout un chacun de s’exercer au comptage des décharges et des dépotoirs sauvages qui pullulent dans et aux abords de la ville de Bouira. Dans certains quartiers tel que Harkat un peu plus loin de l’hôpital Mohammed Boudiaf, les citoyens se sentent agressés par tant d’ordures jonchant les trottoirs et occupant même une bonne partie de la voie publique. Sur les lieux nauséabonds, les meutes de chiens ont fini par élire domicile et s’adonnent en toute quiétude à leur sport favori celui de s’attaquer aux sachets d’ordures pour les éventrés et les éparpillés ensuite au beau milieu de la chaussée. Les personnes, particulièrement les lève-tôt, ne sont guère épargnés par ces chiens errants qui, vu leur nombre considérable, n’hésitent pas à s’attaquer aux passants et aux usagers de cette voie défoncée et truffée de nids-de-poule. “On ne peut pas sortir de bon matin à cause des meutes de chiens qui fréquentent le quartier. Si on le fait on doit se munir d’une canne ou d’un bâton pour éviter le risque d’être mordu et pouvoir se défendre éventuellement”, souligne un quinquagénaire ayant l’habitude d’emprunter cette voie chaque matin, à l’heure de la prière du Fadjr pour aller rejoindre la mosquée.Au quartier 1100 logements,les riverains du marché couvert sont constamment exposés à des senteurs fétides que dégagent les amas d’ordures délaissés par les marchands de sardine et des fruits et légumes. C’est ainsi que chaque soir de petits dépotoirs se font ou se défont au gré des services de la voirie communale.A Ras-El-Bouira, un quartier périphérique et fortement peuplé situé sur les hauteurs de la ville, la principale décharge publique créée en 2002, ne fait qu’aggraver la situation environnementales à défaut d’apporter les résultats escomptés par ses concepteurs. Incommodés, les riverains ne peuvent plus faire face aux senteurs nauséabondes et aux émanations asphyxiantes qui se dégagent causant par voie de conséquence un grave préjudice aux personnes malades, les asthmatiques en particulier. A l’approche de la saison chaude et la canicule, et à l’image des années précédentes, il n’est guère utile de décrire le climat malsain et l’air pollué qui envelopperont la cité. “Durant la nuit, l’air devient irrespirable et la puanteur agresse le voisinage à des centaines de mètres à la ronde”, affirment les citoyens qui y vivent. Pour l’anecdote, eu égard à son relief, l’espace contenant actuellement ladite décharge a été choisi pour la construction d’un sanatorium, un projet qui remonte à loin mais qui malheureusement n’a jamais été mis à exécution. Aujourd’hui ce vaste espace sert à l’enfouissement des déchets et des ordures ménagères en causant malheureusement et à la grande désapprobation des riverains d’énormes désagréments tant sur le plan social que sanitaire.

Anis S.

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