Chabet El Ameur – Adila et Marako toujours sans internet

Deux grandes agglomérations situées sur la RN68 entre Tizi-Gheniff et Chabet El Ameur (Boumerdès) attendent toujours la concrétisation des promesses qui leur ont été faites au sujet de leur raccordement aux réseaux téléphonique et internet. «Nous sommes à quatre kilomètres du chef-lieu et nous n’avons pas accès à l’Adsl. Pourtant la fibre optique est passée devant nos portes», signalera un jeune étudiant du village Maroko. Et de poursuivre : «Afin de laisser l’entreprise travailler tranquillement, on nous a bernés parce qu’ils savaient qu’on allait arrêter les travaux. Maintenant, ce n’est pas trop tard. C’est très facile parce que selon des échos, dès qu’un village dépasse le millier d’habitants, il ouvre droit à l’Adsl et à la téléphonie. On ne sait pas si on est considéré comme une zone urbaine ou rurale. Finalement, les habitants des zones rurales sont mieux servis que nous, eux ont la 4G LTE». C’est le même constat au niveau du village Adila, ex-village agricole inauguré à la fin des années 70. D’ailleurs, les comités de villages de Marako et de Adila se concertent pour une action commune : «Nous allons incessamment interpeller non seulement les autorités locales mais aussi la direction des Télécom à ce sujet», confiera un autre citoyen. En tout cas, même si la couverture en internet a évolué ces dernières années, elle reste en deçà des espérances des citoyens. Les jeunes de ces deux villages se déplacent quotidiennement vers Tizi-Gheniff pour surfer sur le net ou encore pour leurs travaux de recherche lorsque ceux-ci sont des étudiants et même des lycéens ou collégiens. Dans le même ordre d’idées, il est à noter que leurs voisins de Tamdikt, relevant de la commune de M’Kira, ne sont pas logés à la bonne enseigne parce que, eux aussi, évoquent ce manque. Ils sont sur le même axe où la fibre optique est passée depuis près de huit ans déjà sans aucune perspective de les faire bénéficier de cette nouvelle technologie devenue indispensable dans un environnement où la communication et l’accès à l’information ou encore aux connaissances ne se trouvent qu’à un clic de l’utilisateur.

Amar Ouramdane