Si la viande rouge este inabordable, le poulet la remplace en ces temps de disette. Le prix de la volaille enregistre en effet une baisse constante. L’engouement pour l’élevage de poulets de chair est l’une des raisons de ce recule. «Son prix tourne autour de 230 et 210 dinars», informera un revendeur installé à la sortie de Draâ El-Mizan. Le prix du poulet vif a été fixé à la fin de la semaine dernière à 210 dinars le kilo alors qu’il est toujours à plus de 350 dinars lorsqu’il est vidé. «C’est l’offre qui décide du prix. Quand la marchandise est abondante, le prix dégringole. C’est le cas du poulet. En tout cas, depuis maintenant plus de trois mois, son prix n’a pas dépassé la barre des 230 dinars», dira un éleveur de volaille. «Durant cette période, les éleveurs doublent le nombre de leur cheptel parce que, pratiquement, il n’y a aucun risque d’autant plus qu’il ne fait pas vraiment très froid. Peut-être cela va changer d’ici quelques jours car les poulaillers resteront remplis pour le mois de Ramadhan, d’ici deux mois», estimera un autre revendeur. Pour le consommateur, il s’agit là d’une aubaine. «Puisque on ne peut pas manger de la viande rouge à cause de son prix trop élevé, autant consommer de la volaille. Et puis, celle-ci est bénéfique pour la santé», dira-t-on. Par ailleurs, le prix du plateau d’œufs a quelque peu baissé. Il est cédé entre 350 et 300 dinars. «Les producteurs ont doublé leur production car en hiver il n’y a aucun risque par rapport à leur péremption. Ils craignent les grandes chaleurs», fera savoir un commerçant du centre-ville. Il y a lieu aussi de signaler que le prix du poisson n’a connu aucun recul. La sardine est proposée à 700 dinars le kilo. «Depuis la fin de l’été dernier, elle n’a pas baissé d’un centime parce qu’en hiver, les pêcheurs ne sortent pas souvent», dira un poissonnier qui avoue ne pas arriver à écouler une cagette par jour.
A. O.
