« Le système d’aide à l’export est incomplet »

« Nos entreprises sont appelées à élever leur compétitivité, en se lançant au plus vite dans l’opération de leur mise à niveau sur le plan des styles et manières de gestion, de l’outil productif ainsi que du produit et des techniques de marketing », a affirmé hier Mustapha Benbada, ministre de la PME et de l’Artisanat, dans son allocution d’ouverture de la journée d’étude sur les exportations des PME dans le cadre de l’OMC, tenue au siège de l’Agence nationale de promotion du commerce extérieur(ALGEX). « Il existe de réelles perspectives pour les produits de nos entreprises sur le marché international » a poursuivi le ministre. « Si l’adhésion à l’OMC constitue un défi pour nos entreprises, elle constitue aussi une opportunité pour l’exportation de leurs produits », a-t-il ajouté. Cette rencontre a été une occasion pour faire l’état des lieux des exportations hors hydrocarbures (HHC). « Des exportations faibles, peu diversifiées et contribuant de façon marginale aux ressources de la nation », dira dans sa communication M. Mohammed Benini directeur général d’ALGEX. «  »En 2005, les exportations hors hydrocarbures ont atteint une valeur globale de 769 millions de USD, soit moins de 2% des exportations totales », ajoutera l’orateur. Dans cet état des lieux, il se révèle une nette prédominance du groupe des demi-produits avec plus de 67% des exportations hors hydrocarbures, selon toujours l’intervenant. Aussi, « l’exportation des produits issus de la transformation des hydrocarbures entre autres, ammoniac, engrais nitratés, méthanol, gaz est prépondérante avec 36% des exportations en 2005 d’une valeur de 276 millions USD. Les 10 premiers produits exportés l’année dernière sont des dérivés des hydrocarbures », a-t-il préciséComparant l’Algérie à des pays de même niveau de développement, ces derniers enregistrent des résultats plus positifs. Ainsi selon l’orateur, l’année dernière, la Tunisie a exporté hors hydrocarbures pour une valeur de 6,8 milliards USD et le Maroc pour une valeur de 7,12 milliards USD. Ainsi donc, malgré les programmes de réforme économique engagés par l’Etat jusque-là « cela n’a pas eu d’impacts significatifs sur la capacité des entreprises à l’export », affirmera encore le responsable de l’Agence. Même dans le domaine des produits alimentaires, les mesures de soutien n’ont pas entraîné une augmentation des exportations à l’instar de la datte dont l’exportation a remarquablement baissé, soutiendra encore ce responsable, car dira-il « le système d’aide et d’incitation est lui-même incomplet et de portée limitée ».

Naima B.