Le sport à l’école

Le sport comme libre expression du corps, comme libération et surtout canalisation de l’énergie, devrait être à la tête des disciplines scolaires, du moins une discipline privilégiée. Or, c’est loin d’être le cas dans notre pays, où le sport, même s’il figure dans tous les cycles de l’enseignement, est loin de tenir la place qui lui revient. Presque inexistant dans le cycle primaire, il est réduit à la portion congrue dans les cycles moyens et secondaires. Souvent, pour plusieurs centaines d’élèves, on ne trouve que trois ou quatre enseignants, ce qui astreint ces derniers à des charges horaires très lourdes (plus de vingt heures par semaine) et des effectifs élevés. Contrairement à ce que certains croient, il existe des programmes pour chaque cycle, voire pour chaque niveau, en précisant les disciplines et les types d’exercices. Le sport, faut-il le rappeler, ce n’est pas de ‘’l’agitation » ou des ‘’mouvements libres ». C’est pourtant l’impression qui se dégagent de certains cours de ‘’sport » : l’enseignant fait courir les élèves ou alors leur donne un ballon, avec la consigne de ‘’jouer librement ». Tous les élèves sont en principe astreint à cette discipline, obligatoire comme les autres, mais il y a toujours, en dépit de la consigne de renforcer les contrôles, beaucoup de dispensés : si certains ne peuvent pas effectivement faire du sport, à cause de leur état de santé, d’autres utilisent la dispense pour se donner du temps libre ! Autre inconvénient : la plupart du temps, les cours d’éducation physique sont programmés en fin de journée, ce qui fait que les élèves sont trop fatigués pour accorder de l’attention à la discipline !

S. Aït Larba