Par manque d’espace, la ville d’Aïn El Hammam étouffe. Elle est si étroite qu’il est même difficile d’envisager d’y construire un simple kiosque à journaux. Ce qui s’est répercuté indéniablement sur l’espace réservé aux piétons. Les trottoirs, de la vieille ville construite du temps de la colonisation, atteignent rarement un mètre de largeur. Ce qui rend difficile le croisement de deux personnes même de faible corpulence. Même les trottoirs se trouvant le long des bâtiments de construction récente n’ont pas été réalisés de façon à permettre aux piétons de marcher à l’aise. Croiser une vielle femme ou un handicapé oblige les passants à se déporter sur l’asphalte. A ces difficultés inévitables, viennent s’ajouter, ces derniers temps, d’autres désagréments qui tiennent du manque de civisme de certains automobilistes qui transforment les trottoirs en aire de stationnement. En plus de ces stationnements aux endroits interdits par des plaques de signalisation, ils barrent carrément le passage avec leurs véhicules à fleur du mur. Ils justifient ce geste par le manque de stationnement à Aïn El Hammam où les bords de rue sont perpétuellement squattés par des marchands, ambulants à l’origine, puis devenus sédentaires, par ancienneté. Leurs étals occupent plus de place qu’ils n’en laissent pour le passage des véhicules. Souvent, il faut reculer quelques tables pour qu’un gros camion puisse traverser la ville. S’ensuit alors un embouteillage de plusieurs dizaines de voitures qui se retrouvent coincées là le temps qu’on dégage la chaussée. Les citoyens chassés de l’espace qui doit leur revenir de droit, se retrouvent obligés de slalomer entre les voitures au péril de leur vie. Des accidents, heureusement sans gravité, sont monnaie courante. Afin d’échapper à ces désagréments et à cette anarchie, certains automobilistes choisissent de stationner hors de la ville, quitte à marcher quelques centaines de mètres à pied pour faire leurs emplettes. Le manque de parking au niveau de la ville doit interpeller les autorités afin de penser à trouver une solution qui pourrait aérer la ville. L’aménagement du marché hebdomadaire en charpente métallique, envisagé par l’APC, est une idée que les responsables de la wilaya devraient approfondir par une étude pour éventuellement prendre les dispositions adéquates.
A. O. T.
