La réforme du système éducatif ne doit pas se résumer à des instructions dictées par le haut et que le reste de la hiérarchie est appelé à appliquer à la lettre mais suppose avant tout de réunir les conditions nécessaires pour que ces instructions trouvent une assise solide afin que les réformes soient introduites d’une façon avantageuse. En ce sens, la réhabilitation des établissements scolaires qui sont dans un état dégradé doit constituer la première des préoccupations des responsables du secteur de l’éducation en particulier et de l’Etat en général. L’école primaire Makaci Hamimi du village d’Ouled-Makaci relevant de la commune d’El-Esnam se trouve à présent dans un état critique. Son aspect extérieur laisse à désirer, son enceinte délabrée et son portail détérioré donnent déjà une image négative de cette structure éducative qui compte 115 élèves. Les insuffisances sont nombreuses, à commencer par les moyens pédagogiques. A l’intérieur de l’école un seul et unique cabinet de toilettes est mis à la disposition des élèves et leurs enseignants, dont deux femmes. L’inexistence du réseau d’assainissement fait que les eaux usées sont directement déversées dans les champs d’à côté appartenant à un particulier. Chose qui cause autant de désagréments notamment l’émanation des odeurs nauséabondes qui enveniment l’atmosphère et portent un préjudice certain tant pour ceux qui fréquentent l’école que pour les occupants des habitations environnantes. A l’intérieur, les classes connaissent également un délabrement avancé notamment au niveau des plafonds qui pendant l’hiver laissent à plusieurs endroits s’infiltrer les eaux de pluie. Aussi, la récente création de l’association des parents d’élèves pourrait apporter un plus en joignant ses efforts à ceux des responsables de l’école afin de soulever l’ensemble des problèmes aux autorités locales. En tout état de cause et vu la situation désastreuse dans laquelle se trouve un bon nombre des écoles du pays, il n’est guère donné d’aspirer à des résultats satisfaisants tant que les autorités publiques ne s’affairent pas à rendre la belle image à ces temples du savoir.
M. Ali
