Le Premier ministre Ahmed Ouyahia a affirmé, hier à Alger, que le taux de chômage est passé à moins de 12%, et ce, grâce à la relance économique et aux programmes d’encouragement à l’emploi.
Dans son allocution prononcée à l’ouverture de la conférence régionale sur la contribution de l’économie numérique dans la croissance des pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient (MENA), M. Ouyahia a indiqué que l’Algérie a connu la réduction de son taux de chômage passant de 30%, durant l’an 2000, à moins de 12% actuellement. Ceci grâce à une relance économique diversifiée et à des programmes d’encouragement à l’emploi, notamment en direction des jeunes. Il s’agit, selon lui, du soutien accordé par l’Etat aux micro-entreprises qui, depuis 2010, a déjà permis à des jeunes de lancer plus de 500. 000 nouvelles entreprises dans tous les domaines et de créer ainsi près de 1,2 million d’emplois durables. M. Ouyahia a tenu à souligner que l’Algérie s’enorgueillit que 11 millions de ses enfants, soit plus du quart de la population, se rendent chaque matin à l’école, à l’université ou aux centres de formation professionnelle. Il a fait savoir que cette politique d’éducation et de formation absorbe annuellement l’équivalent de plus de 10 milliards de dollars du budget de l’Etat. Organisée par le ministère des Finances avec la collaboration de la Banque mondiale et du Fonds monétaire arabe, cette conférence a été placée sous le thème «Les jeunes, la technologie et la finance». Elle a vu la participation de nombreux acteurs et experts nationaux et étrangers du monde de l’économie, de la finance et des technologies de l’information et de la communication (TIC). La rencontre a été organisée dans le but de mettre en évidence les éléments fondamentaux d’une nouvelle économie, ainsi que le rôle des systèmes éducatifs dans le changement de l’état d’esprit des jeunes générations vis-à-vis de l’innovation dans la région MENA. Cette manifestation qui s’étale sur deux jours sous le Haut patronage du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, se penchera aussi sur la disponibilité des infrastructures techniques nécessaires à l’émergence de l’économie numérique telle que l’accès à l’Internet haut débit et le e-paiement.
Samira Saïdj

