Le feuilleton de la grève qui mine le secteur de la Santé depuis plusieurs mois est loin de connaître son épilogue.
La rencontre tenue entre les deux parties, dimanche dernier, n’a visiblement pas convaincu les médecins résidents à mettre fin à leur grève. Le collectif autonome des médecins résidents algériens (CAMRA) a rejeté les propositions formulées par le ministre de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière. On peut dire que les propositions faites par le ministre de la Santé ne semblent pas pour autant convaincre les médecins résidents, qui ont fait le choix d’opter pour la poursuite de la grève. Les médecins résidents ont décidé de poursuivre leur mouvement de grève à l’issue des assemblées générales tenues hier par le CAMRA au niveau de différents établissements hospitalo-universitaires. À l’issue d’un vote à mains levées, les médecins résidents ont opté pour la poursuite de leur mouvement de grève, et ce, jusqu’à satisfaction totale de leurs doléances. «Le ministère de la Santé n’a rien donné de concret. Il ne s’agit que des lois qui existent déjà», a indiqué un membre du CAMRA, qui ajoute que «les médecins résidents veulent du concret». La proposition de la tutelle de déduire la durée du service national de service civil n’a pas été du goût des blouses blanches qui insistent sur la suppression et du service civil. Rappelons, toutefois, que les médecins résidents veulent à travers ces mouvements de protestation exiger l’abrogation du caractère obligatoire du service civil en instaurant des mesures incitatives qui pousseront les nouveaux médecins spécialistes à faire volontairement ce service. Ils demandent aussi l’amélioration de leurs conditions de travail et la garantie de la sécurité, l’amélioration des œuvres sociales, ainsi que l’augmentation de salaires. La révision du statut du résident et garantir un logement de fonction décent à l’ensemble des médecins spécialistes exerçant dans le cadre du service civil à travers le territoire national, figurent également dans la plate-forme de revendications des médecins résidents.
L. O. Challal

