Par S. Ait Hamouda
Le vivre-ensemble est un concept, une façon d’appréhender la vie en société et une manière de manifester à l’existence une certaine vivacité, doublée d’affection et de compréhension. au vivre-ensemble a été consacrée la journée du 9 avril de chaque année par la communauté internationale comme une journée qui fonde la démocratie, dans son sens le plus large, dans son sens citoyen et dans son sens le plus universaliste et le plus admis par les peuples, quels que soient leurs nationalités, ethnies, religions ou pays. La notion accepte tout ce qui unit les hommes et abhorre le racisme, la xénophobie et l’extrémisme. Aujourd’hui que ce postulat est utilisé par certains usagers pour tromper leur monde, et en faire un faire-valoir à leur politique islamophobe et restrictive à eux seuls, il suffit qu’il y ait un attentat dans n’importe quelle partie du monde pour que la première accusation : «Ce sont les islamistes qui l’ont commis», sorte de leurs bouches et tant pour les revendications d’où qu’elles viennent. Il y a des travers qu’une partie de l’humanité ne peut pas accepter pour respecter leur aisance, leur développement, leur niveau, et pourtant… Mais la petite humanité, ou considérée comme telle, n’a pas droit à la question dès lors qu’elle n’a pas les moyens d’imposer ce qu’elle considère juste. Le juste et le droit viennent du plus fort. Que la société se forge de nobles intentions pour promouvoir la solidarité, la citoyenneté, les cultures est une bonne chose, mais pas pour toute la mappemonde. Il y a des vices de formes, des feintes, des croche-pieds et des manigances tellement incompréhensibles que l’on se retrouve transit devant les phénomènes. Vivre-ensemble, tant que les petits peuples l’appréhendent stricto sensu, sans en redemander, ça ira pour eux. En revanche, s’ils manifestent quelques protestations, là ils vont en prendre pour leur audace. Que l’on s’entende sur une hypothèse le moins qu’on puisse dire bancale, on arrivera à rendre son essence capitaliste, la plus juste possible. Le reste, c’est de la mauvaise littérature !
S. A. H.
