Le carpocapse est un insecte qui fait énormément de dégâts notamment en pareille saison durant laquelle la plupart des arbres fruitiers sont en pleine floraison. Le carpocapse plus communément appelé en Kabylie « Thifkart », est un papillon qui pond des larves à l’intérieur des fruits, ce qui le rend tout bonnement impropre à la consommation. Avec un peu plus de deux centimètres de longueur, le carpocapse est capable de se reproduire à une vitesse dépassant tout entendement. En effet, il peut y avoir jusqu’à trois générations de ces insectes en une seule saison, et pour se nourrir, les fleurs des pommiers, poivriers, noyers cognassiers et cerisiers constituent la principale source de leur alimentation. En haute montagne où les vergers sont patiemment entretenus par les agriculteurs, le carpocapse est combattu de manière souvent archaïque et aléatoire. Au lieu de pulvériser les arbres en fleurs avec un pesticide, on préfère toujours les méthodes ancestrales. Ainsi, il n’est pas rare d’apercevoir de petits récipients d’eau accrochés aux branches des arbres. Il faut savoir que le carpocapse sort toujours en plein soleil, généralement à partir de midi pour butiner dans les fleurs et la moindre goutte d’eau attire ces insectes dans les récipients suspendus à cet effet. Le carpocapse ne pouvant sortir de l’eau, il se retrouve ainsi coincé dans l’eau. Il n’en meure pas pour autant car il peut supporter de rester en immersion durant plusieurs jours. D’autres agriculteurs préfèrent asperger l’arbre en fleurs avec de l’eau de cuisson d’artichauts. Il paraîtrait que cette potion odorante ferait fuir le carpocapse. Chose qui demeure fort improbable vu la nuée de carpocapses qui envahissent les vergers. Il serait souhaitable que des journées de vulgarisation soient envisagées pour permettre aux agriculteurs de la région de lutter efficacement contre le carpocapse. Les fruits proposés à la vente seraient ainsi plus rentables pour les exploitants de vergers.
Hafidh B.
